Terme de recherche

Die Weltwoche propose des analyses quotidiennes, des reportages exclusifs et des commentaires critiques sur la politique, l'économie et la culture.

Konto Registre
Die Weltwoche

Ticker: Drame de Crans-Montana

26.02.2026
Hubert Mooser

Hubert Mooser

Le Conseil fédéral accorde huit millions de francs aux victimes de Crans-Montana: ces dons pourraient créer un dangereux précédent

Image: PETER SCHNEIDER / KEYSTONE

C’est toujours la même rengaine: lorsque des malheurs venus de l’étranger s’abattent sur la Suisse, le Conseil fédéral tente de les conjurer par des dons d’argent. C’est dans le même mode opératoire que le gouvernement fédéral agit aujourd’hui dans le cas de la catastrophe incendiaire de Crans-Montana.

À la fin des années 1990, lorsque la pression internationale s’est accrue à propos des fonds de l’Holocauste déposés sur des comptes suisses et que le pays s’est retrouvé discrédité comme un peuple cupide, le ministre de la Justice de l’époque, Arnold Koller (PDC), a lancé l’idée d’une fondation de solidarité afin de donner un signe de cohésion nationale et internationale. L’image de la Suisse devait ainsi être améliorée.

Après la catastrophe de Crans-Montana, le gouvernement fédéral cherche maintenant le coup de grâce libérateur sous la forme d’une contribution de solidarité. La Confédération veut verser immédiatement et sans formalités 50 000 francs aux victimes. Ce faisant, un dangereux précédent est créé. Avant même que la question de la responsabilité ne soit clarifiée, on veut déjà distribuer de l’argent. Avec ce type de traitement de l’affaire, on donne l’impression que la Confédération porte une coresponsabilité morale.

Il est acceptable que la commune de Crans-Montana et le canton du Valais apportent une aide immédiate et prennent en charge les coûts. Le cas échéant, les assurances ont également un devoir à remplir – mais en aucun cas la Confédération.

De plus, il faut d’abord clarifier qui est responsable. Regardons ce qui s’est passé il y a des années en Autriche, dans la station de vacances de Kaprun. En 2000, 155 personnes y sont mortes dans un funiculaire à glacier. Après huit ans et d’âpres négociations, les familles des victimes y ont reçu un montant de 30 000 euros (27 900 francs), l’État autrichien n’ayant contribué qu’une part minime à cette somme.

Il est également naïf de croire que le monde entier nous portera de nouveau dans son cœur pour cette raison. Non, cela ne fera qu’aiguillonner davantage les avocats des familles des victimes.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0
21.02.2026
Hubert Mooser

Hubert Mooser

La diatribe italienne contre la Suisse après l’enfer de Crans-Montana: la démesurée surestimation de nos voisins du sud

Image: JEAN-CHRISTOPHE BOTT / KEYSTONE

À quoi pensons-nous quand il s’agit de l’Italie? Mer, soleil, pizza, villes pittoresques, dolce vita – mais aussi négligences, corruption, mafia, chaos de l’asile et une dette publique à donner le vertige.

Le cinéaste Franco Zeffirelli a décrit ainsi son pays natal: « En Italie, seules trois institutions fonctionnent: le Vatican, la mafia et la Scala [l’opéra, réd.] à Milan. »

Quels mots-clés associe-t-on à la Suisse? Montagnes, neige, montres, chocolat, banques, institutions fonctionnelles, un faible taux d’endettement, peu de chômeurs, prospérité, sécurité, éthique de travail suisse et une haute qualité de vie.

Malheureusement, dans la nuit de la Saint-Sylvestre, l’horreur s’est abattue sur ce pays. Un incendie dans un bar à Crans-Montana a coûté la vie à 41 personnes, 115 ont été blessées, parfois grièvement. Six morts et de nombreux blessés sont italiens.

Depuis, il ne se passe guère un jour sans que les responsables politiques et les médias italiens ne fassent le procès de la Suisse. L’Italie, justement. L’indignation mise en scène là-bas par la politique et les médias est allée jusqu’à ce que notre voisin du sud rappelle purement et simplement son ambassadeur à Berne.

Hier, un nouvel acte de cette « opera buffa » s’est joué à Berne. Une équipe d’enquêteurs venue d’Italie, avec à sa tête le procureur général de Rome, Francesco Lo Voi, a débarqué pour s’entretenir avec le ministère public valaisan et Béatrice Pilloud au sujet de la catastrophe d’incendie de Crans-Montana.

On s’est promis de collaborer plus étroitement, on a échangé des résultats d’enquête. À l’avenir, des enquêteurs devront également être présents lors des investigations menées dans l’autre État. Heureusement, la Suisse a au moins eu la force et le courage de dissuader les Italiens de mettre sur pied une équipe d’enquête commune. En tout cas, après la rencontre de Berne, il n’en a plus été question.

On se demande toutefois de plus en plus d’où viennent ces allures arrogantes d’un pays qui tangente la faillite d’État depuis des années et est secoué par les scandales. Tout Nord-Italien qui possède une voiture se rue au Tessin pour y décrocher un emploi bien payé. Nous finançons à l’Italie les voies d’accès aux traversées alpines, nous envoyons des millions via le fonds de cohésion de l’UE pour l’aider à gérer son chaos de l’asile. Et pourtant, nous tolérons que ce soit précisément cet État qui traite la Suisse comme une république bananière.

Les Italiens croient-ils vraiment pouvoir apporter sur place une contribution importante et décisive aux enquêtes des autorités suisses? Que peut réellement offrir ce pays en matière d’investigation? Ou bien l’Italie veut-elle simplement obtenir un accès complet aux dossiers d’enquête pour traîner publiquement la Confédération dans la boue?

Mehr anzeigen
  • 0
  • 1
  • 0
15.02.2026

Lésions corporelles par négligence et mise en danger de la vie d’autrui: dépôt d’une plainte pénale contre le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud

Image: CYRIL ZINGARO / KEYSTONE

À la suite de l’incendie meurtrier de Crans-Montana, une plainte pénale a été déposée contre le président de la commune, Nicolas Féraud. Deux avocats valaisans l’accusent, en lien avec l’incendie survenu dans le bar « Le Constellation », de lésions corporelles par négligence, de mise en danger de la vie d’autrui ainsi que d’incendie par négligence.

Comme le rapporte cash, les avocats Alain et Anne-Sophie Viscolo ont déposé la plainte au nom d’une victime grièvement blessée et de ses parents. Outre Féraud, la plainte vise également les exploitants du bar, Jacques et Jessica Moretti. Dans la nuit de la Saint-Sylvestre, 41 personnes, pour la plupart jeunes, ont perdu la vie dans l’incendie et 115 autres ont été blessées, certaines grièvement.

Féraud a déclaré n’avoir aucune connaissance de la plainte et ne pas souhaiter s’exprimer à ce sujet. L’audition du couple Moretti en qualité de prévenus s’est déroulée à Sion dans une atmosphère très tendue. Des proches de victimes ont insulté les exploitants en les traitant de « meurtriers » et de « monstres ». Leurs avocats ont eux aussi été la cible d’attaques verbales.

Les présidents des ordres des avocats des cantons du Valais, de Vaud et de Genève ont fermement condamné ces incidents. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté les agressions verbales et physiques ainsi que les menaces auxquelles les avocats de la défense pénale ont été exposés », peut-on lire dans une déclaration. Ils rappellent que « le temps de la justice n’est pas celui des médias ».

Alors que le traitement judiciaire de l’affaire suit son cours, les réservations hôtelières dans la station se stabilisent, selon le directeur du tourisme, Bruno Huggler. Néanmoins, l’ambiance dans la région reste « triste », a indiqué un représentant de la gastronomie locale.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0
12.02.2026
Hubert Mooser

Hubert Mooser

Le conseiller national zurichois PLR Hans-Peter Portmann s’en prend violemment au canton du Valais – alors que son propre canton ne vaut guère mieux

Image: TIL BUERGY / KEYSTONE

En réalité, il n’aurait pas eu besoin de dire quoi que ce soit sur l’incendie meurtrier de Crans-Montana. Mais, malheureusement, le conseiller national zurichois PLR Hans-Peter Portmann n’a pas eu la grâce de s’abstenir de lancer des accusations infondées. Sa soif d’attention était manifestement trop grande.

Les reproches qu’il sort de sa manche contre le Valais dépassent toutefois clairement les bornes. Portmann a d’abord tonné sur les réseaux sociaux ce qui suit: « Que fait donc le canton du Valais avec le milliard récurrent provenant de la péréquation financière et les subventions fédérales supplémentaires? Qui sait, peut-être viendra le moment où il faudra placer ce canton sous tutelle nationale. »

Lorsque le quotidien haut-valaisan Walliser Bote (WB) le confronte à ses déclarations, il en rajoute une couche. Avec suffisance, il répond que les médias valaisans ne devraient pas se demander pourquoi il a publié ce tweet, mais plutôt établir les statistiques de tous leurs « scandales locaux » afin de mettre fin à l’ancienne « politique de copinage », selon Portmann.

Quelle critique grotesque et dénuée de fondement. Il aurait mieux fait d’attendre le résultat de l’enquête pénale au lieu de répéter tout ce que certains médias colportaient.

C’est en outre un autogoal partisan. À Crans-Montana, c’est le PLR qui fournit, avec Nicolas Féraud, le président de la commune, lequel est, à ce titre, responsable de l’application des prescriptions en matière de protection incendie.

Au lieu de dresser les statistiques des scandales d’autres cantons, Portmann ferait mieux de s’occuper de celles de son propre canton d’origine. Lorsque, le 9 mai 1985, le plafond de la piscine couverte Buchholz à Uster s’est effondré, provoquant 12 morts et 19 blessés, personne n’a publiquement exigé de placer le canton de Zurich sous tutelle, sous prétexte que les autorités de surveillance n’avaient pas remarqué les dégâts de corrosion sur les suspensions du plafond.

Sans parler du naufrage de Swissair ou de SAirGroup, où les postes décisifs étaient occupés par des personnalités proches du PLR – et, bien sûr, plus récemment, de la chute de la grande banque Credit Suisse, liée au milieu radical.

Quiconque vit dans une maison de verre ferait donc mieux de ne pas brandir le grand gourdin des reproches.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 1
  • 0

«Meurtriers»: les proches des victimes de la nuit de la Saint-Sylvestre insultent les tenanciers de bar Jessica et Jacques Moretti sur le chemin de l’audition

Image: ALESSANDRO DELLA VALLE / KEYSTONE

À l’arrivée de Jessica et Jacques Moretti sur le campus Energypolis à Sion, de violents tumultes ont éclaté aujourd’hui, rapporte le Blick. Plusieurs proches ont insulté à haute voix le couple exploitant du bar «Le Constellation» à Crans-Montana et les ont traités de «meurtriers». Les scènes ont fait les gros titres à l’international.

Le quotidien italien «Corriere della Sera» a parlé de «violentes protestations contre les Moretti à leur arrivée à Sion», tandis que le tabloïd britannique «Daily Mail» titrait: «Des familles en colère s’en prennent aux propriétaires de la boîte de nuit suisse – l’horreur dans les yeux de la gérante». Des images montrent une foule en colère qui a pris à partie le couple lors de son entrée sur le site.

Jacques Moretti a réagi avec véhémence aux accusations et s’est adressé directement aux personnes présentes: «Si nous devons payer, nous paierons. Nous ne sommes pas la mafia, nous sommes des travailleurs. Nous assumerons nos responsabilités, nous nous occuperons de cette affaire, nous vous le promettons, nous sommes ici pour obtenir justice.»

Après ces incidents, la police cantonale valaisanne a annoncé qu’elle allait adapter ses mesures de sécurité. Elle «adaptera ses dispositions à partir de jeudi soir», a-t-elle indiqué à l’agence de presse Keystone-ATS. Jusqu’à présent, l’arrivée du couple et de leurs avocats était accompagnée par deux policiers, sans qu’il y ait eu de débordements.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0
11.02.2026
Peter Bodenmann

Peter Bodenmann

Abo La vallée des agents généraux

Image: Illustration: Fernando Vicente

Un nombre incroyablement élevé de rédacteurs et de rédactrices, qui n’ont plus aucun lien avec le Valais depuis des années, publient de longs articles empreints d’émotion mais dépourvus de faits. Constatons-le: l’Église ne joue plus aucun rôle en Valais. Autrefois, des Valaisans partaient en mission en Inde ou en Afrique. Aujourd’hui, ce sont des prêtres […]

  • 0
  • 0
  • 0
05.02.2026

Crans-Montana: Versicherungssummen der Gemeinde und Bar dürfte «bei weitem nicht ausreichen», um Schaden zu decken

Image: JEAN-CHRISTOPHE BOTT / KEYSTONE

Nach der Brandkatastrophe von Crans-Montana rückt die Frage in den Vordergrund: Wer haftet für die Schäden, die das Feuer verursacht hat? Noch ist unklar, ob überhaupt jemand haftbar gemacht werden kann – und wenn ja, wer. Die juristische Aufarbeitung dürfte Jahre in Anspruch nehmen.

Bis dahin gehen die Sozialversicherungen in Vorleistung. «Aus haftpflichtrechtlicher Sicht können die entsprechenden Arbeiten erst aufgenommen werden, sobald eine belastbare Faktenlage vorliegt», sagt Urs Arbter, Direktor des Schweizerischen Versicherungsverbandes (SVV), der Neuen Zürcher Zeitung. Entscheidend sei deshalb eine unabhängige Untersuchung – auch, weil die Erkenntnisse des Strafverfahrens später die zivilrechtliche Haftungsbeurteilung prägen werden.

Die Walliser Staatsanwaltschaft ermittelt derzeit gegen die Betreiber der Bar «Le Constellation», Jacques und Jessica Moretti. Inzwischen wurde das Verfahren auch auf zwei Sicherheitsverantwortliche der Gemeinde Crans-Montana ausgeweitet. Eine mögliche Haftung der Gemeinde oder gar des Kantons Wallis wird von Experten nicht ausgeschlossen – etwa dann, wenn feuerpolizeiliche Kontrollen mangelhaft waren oder Aufsichtspflichten verletzt wurden.

Versichert sind sowohl die Gemeinde Crans-Montana als auch die Bar bei der Axa Schweiz. Die betroffenen Policen sind laut Axa sogenannte «branchenübliche Standardverträge» mit Deckungssummen zwischen 5 und 20 Millionen Franken. Ob diese Beträge im Schadensfall ausreichen, ist jedoch fraglich. «Derzeit ist noch nicht klar, wer haftet», erklärt Karin Rüttimann, Leiterin Schaden Schweiz bei Axa. Das Strafverfahren müsse zunächst klären, wer zur Verantwortung gezogen wird. Erst dann könne Axa als Haftpflichtversicherer tätig werden.

Fest steht allerdings: die Versicherungssummen der Gemeinde und der Bar, sofern diese haften, dürften «bei weitem nicht ausreichen», um die finanziellen Schäden der überlebenden Opfer und der Hinterbliebenen zu decken, schreibt die NZZ.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0
02.02.2026

Crans-Montana: 41e victime de l'incendie décède à l'hôpital universitaire de Zurich d'une infection nosocomiale

Image: VALENTIN FLAURAUD / KEYSTONE

Après l'enfer des flammes à Crans-Montana, une autre victime est décédée – cette fois, non des conséquences directes de l'incendie, mais d'une infection par un soi-disant germe hospitalier. Comme l’a confirmé l’hôpital universitaire de Zurich au site Inside Paradeplatz, il s’agit d’un jeune homme de 18 ans de Lutry (VD).

« Acinetobacter baumannii » se présente malheureusement toujours en relation avec le traitement des patients brûlés, a déclaré l'hôpital universitaire. Outre le défunt, une deuxième victime de l'incendie a été infectée par le germe. Selon les informations de l'hôpital, d'autres transmissions ont été empêchées au cours des quatre dernières semaines.

Le germe est considéré comme résistant aux antibiotiques et donc particulièrement dangereux pour les patients gravement blessés. Les experts estiment qu'une infection par ce pathogène multirésistant réduit les chances de survie des victimes de brûlures d'environ 50 %.

Le jeune homme de 18 ans est la 41e victime du terrible incendie du bar « Le Constellation » à Crans-Montana. Selon les rapports des médias, plusieurs des jeunes blessés sont encore en traitement médical.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0
13.01.2026

Crans-Montana: L'avocate vedette italienne demande 50 milliards d'euros de compensation pour les victimes

Image: GEORGI LICOVSKI / KEYSTONE

Après la catastrophe incendiaire à Crans-Montana, l'avocate vedette italienne Annamaria Bernardini de Pace demande un fonds de compensation d'au moins 50 milliards d'euros. Elle l'a déclaré dans une interview avec le journal italien Il Giornale.

L'avocate accuse les responsables de ne pas avoir simplement agi par négligence. Celui qui économise sur la sécurité incendie et les sorties de secours accepte consciemment la mort de personnes. Cela pourrait être juridiquement interprété comme une « intention éventuelle ». Elle a particulièrement critiqué la situation sécuritaire sur place. Dans un local bondé, il n'y avait apparemment qu'une seule sortie de secours, qui était en plus verrouillée.

« On ne peut pas seulement reprocher aux Moretti la négligence; non, ils portent une responsabilité plus lourde et plus profonde - celle d'un massacre », a déclaré Bernardini de Pace.

L'avocate estime que la responsabilité ne repose pas seulement sur les exploitants, mais aussi sur les autorités. La commune, le canton et la confédération ont négligé leurs devoirs de contrôle. Elle a également critiqué la démarche des enquêteurs. Il n'y a d'abord pas eu de saisies, les arrestations n'ont eu lieu qu'après dix jours. Pendant ce temps, des preuves auraient pu être modifiées ou des avoirs déplacés, a-t-elle averti.

La Suisse s'est déconsidérée à l'international, a déclaré Bernardini de Pace, et ne pourra regagner en crédibilité qu'en agissant résolument. Cela inclut, de son point de vue, la création immédiate d'un fonds de compensation de plusieurs milliards pour les victimes et leurs proches.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0
12.01.2026

La commune de Crans-Montana ne peut pas se présenter comme plaignante dans le procès pénal

Image: CYRIL ZINGARO / KEYSTONE

La commune de Crans-Montana ne peut pas se présenter comme plaignante dans le procès pénal suite à la catastrophe incendiaire du 1er janvier. C'est ce qu'a communiqué la procureure valaisanne à l'avocat de la commune, comme le rapporte la chaîne RTS. Dans son écrit du 5 janvier, elle a déclaré que la commune ne pouvait pas être «considérée comme plaignante», car seules les personnes dont «les droits ont été directement atteints par une infraction» pouvaient être considérées comme partie lésée.

Après l'annonce par la procureure de rejeter la demande, la commune a retiré sa demande le 8 janvier. L'avocat a écrit que Crans-Montana le faisait «par respect pour les victimes, indépendamment de toute considération juridique».

Malgré le retrait, la commune souhaite toujours intervenir comme «partie prenante» dans la procédure. Elle demande l'accès aux dossiers, la participation aux auditions et le droit de poser des questions aux personnes interrogées. Elle invoque comme raisons possibles les infractions de l'exploitant contre les règlements de construction et d'hôtellerie – tel qu'une issue de secours bloquée, un escalier rétréci et l'absence de contrôle d'âge. Un groupe de quatre procureurs doit maintenant décider si la commune obtient ce statut.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0
David Biner

David Biner

Comparaison de doigts sur des images: L'aubergiste faisait-elle partie de la fatale escouade de feu?

De plus en plus de détails sur la nuit mortelle de la Saint-Sylvestre à Crans-Montana parviennent au public. Selon des rapports médiatiques, Jessica Moretti, l'épouse de l'aubergiste Jacques Moretti, se serait trouvée à l'étage inférieur du « Le Constellation » lorsque l'incendie s'y est déclaré. Elle aurait déclaré lors d'une première audition qu'elle avait demandé aux clients de quitter les lieux. Elle-même aurait ensuite couru à l'étage pour appeler les secours ainsi que son mari.

S'appuyant sur des sources locales de Crans-Montana, le Weltwoche a soulevé la question de savoir si l'aubergiste apparaissait sur l'une des vidéos circulant sur Internet. Une femme en robe à paillettes noires y est visible, dont les caractéristiques (taille, cheveux) pourraient correspondre à l'aubergiste. Elle se déplace déterminée vers un endroit d'où elle jette un dernier regard dans la direction de l'incendie qui s'étend. Elle fait ensuite demi-tour et quitte immédiatement l'étage inférieur par les escaliers. La musique continue de jouer.

D'autres images des dernières minutes avant la catastrophe suggèrent également que l'aubergiste faisait partie de l'escorte qui transportait les bouteilles de champagne avec les fontaines de feu à travers le restaurant. On peut voir de dos une femme dont l'apparence (robe et cheveux) pourrait correspondre à celle de la femme de la vidéo mentionnée. Elle tient dans la main gauche une bouteille avec une bougie, et dans la droite un téléphone avec lequel elle filme l'escouade fatale de feu par-derrière.

Sur l'image, on voit que le revêtement en mousse du plafond a déjà pris feu au-dessus d'elle. Très probablement déclenché par les fontaines sur les bouteilles, portées par une employée assise sur les épaules d'un collègue à l'avant de l'escorte. Les doigts fins, un peu osseux, de la femme, qui pourraient correspondre à ceux de Jessica Moretti, sont remarquables, comme le montrent d'autres images du couple d'aubergistes avant l'audition par le ministère public valaisan le 9 janvier 2026.

Des indices et informations de ce type pourraient jouer un rôle important dans un éventuel procès contre l'aubergiste. D'une part, ils pourraient contribuer à refléter ses déclarations sur les événements dans le bar au moins en partie. D'autre part, son comportement, ce qu'elle a fait ou n'a pas fait dans les secondes décisives, pourrait influencer une éventuelle peine. Jusqu'à ce qu'un jugement définitif soit rendu, la présomption d'innocence prévaut.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 1
11.01.2026

Après la catastrophe incendiaire de Crans-Montana: Un laboratoire cellulaire à Lausanne produit de la peau pour onze blessés graves

Image: MARTIAL TREZZINI / KEYSTONE

Après la catastrophe incendiaire de Crans-Montana à la veille du Nouvel An, l'hôpital universitaire de Lausanne (CHUV) travaille d'arrache-pied. Le centre de production cellulaire de l'hôpital a jusqu'à présent cultivé des tissus cutanés pour onze victimes de brûlures. Comme le rapporte Blick, les patients concernés présentaient des brûlures sur plus de 60 % de leur surface corporelle - un défi que le laboratoire n'avait jamais connu auparavant.

« Nous avons été contactés très rapidement, dès le vendredi 2 janvier », a déclaré la biologiste Stéphanie Droz-Georget du département de production cellulaire à l'agence de presse Keystone-SDA. Un petit morceau de peau saine d'un patient a été prélevé et a servi de base pour la culture de tissus dans le laboratoire d'Epalinges près de Lausanne. En deux à trois semaines, une surface transplantable d'environ 2600 centimètres carrés, à peu près aussi grande qu'un dos humain, se développe.

Techniquement, il ne s'agit pas de peau complète. « Elles n'ont pas de pores, et les cheveux manquent également », explique Droz-Georget. Mais comme le tissu est composé de cellules autologues, le risque de rejet est minimal. Le greffon est appliqué en fines couches rectangulaires sur les zones affectées du corps et peut y rester de façon permanente. Si nécessaire, le traitement peut être répété.

Le centre, qui ne reçoit généralement que 15 à 25 demandes par an, est confronté à une vague exceptionnelle de patients. La crise actuelle a fortement sollicité les équipes sur le plan émotionnel, mais a également déclenché une solidarité spontanée. En Europe, le laboratoire de Lausanne est unique par sa taille et possède une autorisation de Swissmedic. Outre la peau, d'autres types de cellules, telles que le cartilage, peuvent également y être cultivées.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0
Florin Baeriswyl

Florin Baeriswyl

Crans-Montana: Comment la Suisse peut être sauvée en tant que l'une des marques les plus crédibles du monde

Image: PIERRE ALBOUY / KEYSTONE

La Suisse a été pendant des décennies l'une des marques les plus crédibles au monde. Elle représentait la confiance, la solidité, la neutralité, la justice et la fiabilité. Cette réputation ne s'est pas construite par la communication, mais par une attitude et des actions cohérentes.

Ces dernières années cependant, ces valeurs ont été remises en question à plusieurs reprises. Un appareil d'État en expansion, une bureaucratie croissante et des décideurs qui ne connaissent plus ou ne vivent plus les valeurs fondamentales ont érodé la qualité et la cohérence.

Les symptômes sont connus: le grounding de Swissair, le déclin de Credit Suisse, la mauvaise gestion structurelle dans la politique et l'économie, des systèmes ouverts sans responsabilité claire, la perte progressive de la neutralité et enfin des événements comme « Le Constellation ».

Le dénominateur commun est rarement un manque de compétence. Beaucoup plus souvent, c'est la cupidité: le profit à court terme remplace la qualité, la responsabilité est externalisée, la vérité est relativisée, la cohérence est abandonnée.

À la place des valeurs suisses classiques, l'insouciance, l'opulence, l'arrogance et l'irresponsabilité ont graduellement pris racine. Quels sont aujourd'hui les modèles crédibles pour la jeune génération, que ce soit en politique, au Conseil fédéral ou dans l'économie?

Le branding vit grâce aux personnes qui incarnent des valeurs. Sans personnalités avec du cran, chaque marque perd son orientation et chaque société sa direction.

Un État ne peut pas imposer un branding, et une entreprise publique ne peut pas le forcer de manière crédible. Le véritable branding naît de l'intérieur grâce à une attitude, un esprit d'entreprise et une responsabilité personnelle.

C'est pourquoi les entrepreneurs sont particulièrement sollicités pour prendre leurs responsabilités et ramener la Suisse vers ces valeurs qui l'ont rendue forte: autonomie, confiance, neutralité et justice.

Cela nécessite un État qui se concentre sur un minimum fonctionnel et axé sur la performance, un État qui établit des cadres au lieu de gérer les valeurs.

Si les opérateurs, les décideurs ou les autorités de surveillance de « Le Constellation » avaient réellement connu et respecté les valeurs suisses, il n'y aurait guère eu de tragédie avec autant de souffrances et une connotation aussi négative pour la Suisse. Le branding n'est pas un problème d'image.
 C'est un problème d'attitude. Et l'attitude commence par l'authenticité, la responsabilité et la qualité, respectées et mises en œuvre chaque jour à nouveau.

C'est précisément dans la gestion de crise qu'il est révélateur de voir à quelle vitesse la confiance construite au fil des ans – la véritable valeur de la marque – peut être détruite si l'authenticité, la qualité et la cohérence ne sont pas vécues. Qu'il s'agisse d'un échec de la part des responsables de « Le Constellation », des autorités compétentes ou à l'échelle nationale jusqu'au Conseil fédéral, cela importe peu.

Dans le cas présent, la gestion de crise faible et opaque a échoué à presque tous les niveaux. L'enracinement si central pour la Suisse, la modestie et l'impatience de la vérité n'étaient pas perceptibles. Ce vide crée de la place pour des spéculations, de la méfiance et des soupçons – et affaiblit finalement non seulement des institutions individuelles, mais surtout la marque Suisse elle-même.

La confiance ne peut pas être communiquée, elle naît par l'attitude. Là où cela manque, chaque marque perd sa crédibilité – surtout lorsqu'elle est mise à l'épreuve en période de crise.

Florin Baeriswyl est entrepreneur ainsi que consultant en gestion de marques internationales, stratégie de marque et design.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 3
  • 0
Hubert Mooser

Hubert Mooser

Le Conseil fédéral et le Conseil d'État prévoient un fonds spécial pour les victimes de la catastrophe de l'incendie de Crans-Montana. Et pour une fois, les partis du Conseil fédéral sont unanimes

Image: Screenshot SRF

Vendredi, au lieu de l'Arène habituelle, la télévision suisse SRF a organisé une table ronde sur l'enfer de feu de Crans-Montana avec les dirigeants des partis du Conseil fédéral. Les participants, le vice-président de l'UDC Thomas Matter, le président du PS Cédric Wermut, la présidente du PLR Susanne Vincenz-Stauffacher et le président du Centre Philipp Matthias Bregy, ont discuté en rare harmonie sur l'analyse politique de ce sinistre. Comme l'a expliqué Bregy du Haut-Valais lors de l'émission, la Confédération et le canton du Valais travaillent sur un fonds spécial pour les familles des victimes, similaire à ce qui avait été fait après l'éboulement de Blatten ou pour les victimes de l'attentat de Louxor. « Je trouve que c'est une très bonne idée », a déclaré Bregy à ce sujet. « Nous avons déjà tenu une discussion à ce sujet au sein de la commission juridique. » Le ministre de la Justice Beat Jans a indiqué à cette occasion que les travaux pour un tel fonds spécial étaient déjà bien avancés. Et pour une fois, personne parmi les présents n'a contredit ce plan.

Mehr anzeigen
  • 1
  • 0
  • 1
Christoph Mörgeli

Christoph Mörgeli

L'ampleur terrible des victimes de Crans-Montana se révèle comparé à l'incendie de Glaris (1861). L'homme moderne a-t-il désappris le comportement de fuite?

A quel point le bilan de 40 morts et plus de 100 blessés de l'incendie du club nocturne de Crans-Montana est incroyablement tragique, un comparatif avec la plus grande catastrophe incendiaire en Suisse depuis le Moyen Âge le montre: l'incendie de Glaris lors d'une nuit de foehn en 1861.

Dans la nuit du 10 au 11 mai de cette année, un feu probablement déclenché par incendie criminel a fait rage de manière si infernale qu'environ 600 bâtiments ont été détruits. Les deux tiers des constructions de la localité de Glaris ont succombé au grand incendie de l'époque. La moitié des habitants a perdu son toit. À titre de comparaison: à Crans-Montana, tous les bâtiments sont encore debout, il n'y a presque pas de traces visibles de la catastrophe à l'extérieur.

Mais qu'en est-il des vies humaines – les habitants de Glaris tout comme les jeunes fêtards de Crans-Montana ont-ils été surpris en pleine nuit, et non en plein jour, par le feu et le développement thermique rapide?

Le bilan est étonnant: lors de la nuit d'incendie de Glaris en 1861, 8, au plus 10 personnes ont trouvé la mort. Même si des victimes ultérieures ont succombé à leurs blessures par inhalation de fumée, ce chiffre est surprenamment modeste face aux destructions. D'autant plus qu'en 1861, les possibilités techniques de prévention incendie étaient bien moindres qu'aujourd'hui.

La raison peut résider non seulement dans les conditions initiales physico-chimiques différentes, mais aussi dans le fait que nous nous sommes éloignés de la nature et que nous ne pouvons plus faire face adéquatement à de tels événements. Cela montre déjà le fait que les jeunes clubbeurs à Crans-Montana ont complètement mal évalué le danger et filmé le plafond en feu. Le comportement naturel de fuite semble en partie nous avoir échappé.

De même la raison. Jamais les glarisiens de 1861 n'auraient brûlé des volcans crépitants dans leurs maisons. Et manifestement, la grande majorité s'est déjà mise en sécurité dès les premiers signes du danger en se précipitant à l'extérieur.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 1
  • 0
10.01.2026

Crans-Montana: Pourquoi la propriétaire de bar Jessica Moretti reste en liberté malgré les accusations d'homicide involontaire

Image: JEAN-CHRISTOPHE BOTT / KEYSTONE

Après la catastrophe incendiaire à Crans-Montana avec au moins 40 victimes, Jessica Moretti, épouse du propriétaire de bar arrêté Jacques Moretti, reste pour l'instant en liberté. Le ministère public valaisan ne voit « aucun risque concret de fuite » chez elle et n'a donc pas ordonné de détention provisoire. Contrairement à son mari, pour qui une détention préventive a été ordonnée le jour de la commémoration.

Juridiquement, chaque personne accusée est évaluée individuellement, explique l'avocat zurichois Christian Lenz dans le journal 20Minuten. Il peut sembler surprenant que la détention provisoire n'ait pas été demandée pour Jessica Moretti, mais le ministère public a apparemment décidé que le risque de fuite pouvait être suffisamment limité « par des mesures de remplacement ». Cela inclut par exemple les bracelets électroniques ou la confiscation de documents d'identité.

Dans sa justification, le ministère public se réfère au « parcours personnel et aux liens sociaux » de Moretti – une formulation qui pourrait également indiquer des obligations parentales: Jessica et Jacques Moretti auraient un enfant en commun.

Cependant, des critiques viennent de plusieurs côtés. La décision de ne déposer la demande de détention que huit jours après l'incident est « inhabituelle », estime Lenz. Normalement, la question du risque de fuite est résolue rapidement, « surtout dans un cas où de nombreuses ressources ont déjà été engagées ». Un autre avocat zurichois a critiqué anonymement: « Le ministère public aurait dû arrêter le couple dès le 1er janvier » – des arrangements possibles ou la dissimulation de preuves ne peuvent être exclus.

L'accusation est lourde: Jessica Moretti est, selon le registre du commerce, seule gérante de quatre entreprises, y compris apparemment du bar à Crans-Montana. Pourtant, le ministère public a décidé de miser sur des mesures plus légères.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 1
  • 1

Crans-Montana: Une modification de la loi sur la construction pourrait sauver la commune de millions de poursuites. Elle est entrée en vigueur seulement 86 minutes avant le terrible incendie.

Image: CYRIL ZINGARO / KEYSTONE

Seulement 86 minutes avant le terrible incendie dans le bar Le Constellation, une nouvelle loi sur la construction a pris effet dans le canton du Valais. Elle contient une phrase qui prend maintenant une grande importance juridique: « L'autorité compétente n'est pas responsable des dommages résultant de la violation des dispositions de la présente loi par les maîtres d'ouvrage et leurs représentants. » La commune de Crans-Montana pourrait ainsi invoquer une exclusion de responsabilité, comme le rapporte le Blick.

Selon l'expert en droit administratif et le conseiller national UDC Pascal Schmid, la nouvelle loi est en principe applicable. Le dommage s'est produit lorsque l'article était déjà en vigueur. Crans-Montana serait donc formellement dégagée de sa responsabilité. Mais le cas n'est pas si clair. Schmid avertit que les tribunaux pourraient s'appuyer sur ce qu'on appelle un état de fait composé et accorder plus de poids au contrôle longtemps omis du bar qu'à l'incendie en lui-même.

La commune n'avait pas inspecté le local depuis 2019. Le président de la commune, Nicolas Féraud, n'a pas pu fournir d'explication à ce sujet. Selon Schmid, les autorités publiques restent responsables même si leurs employés causent des dommages à des tiers. Cette responsabilité ne peut pas simplement être transférée aux opérateurs. Il pourrait donc s'agir de deux responsabilités distinctes: civile pour les opérateurs, publique pour la commune.

Le canton souligne que le nouvel article n'est pas une exclusion générale de la responsabilité. Il vise plutôt à rappeler la responsabilité des maîtres d'ouvrage. La question de savoir si la nouvelle loi tiendra devant le tribunal sera probablement un sujet central dans la procédure en cours.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0
09.01.2026

Après la catastrophe incendiaire à Crans-Montana: Jacques Moretti, exploitant de bar, arrêté

Image: JEAN-CHRISTOPHE BOTT / KEYSTONE

Le propriétaire du bar «Le Constellation», Jacques Moretti, a été arrêté. Comme le rapporte le journal «24 Heures», l'arrestation a eu lieu vendredi après une première longue audition des propriétaires du bar. Le parquet a demandé la détention provisoire en raison du risque de fuite. Le tribunal des mesures de contrainte doit statuer sur l'ordonnance dans un délai de 48 heures. Selon le rapport, Jacques Moretti et son épouse font l'objet d'accusations d'homicide involontaire, d'incendie involontaire ainsi que de lésions corporelles par négligence.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 1
  • 0
David Biner

David Biner

Vidéo de la nuit du Nouvel An à Crans-Montana: Est-ce que la tenancière quitte le bar en feu?

La vidéo circule depuis un certain temps sur les réseaux sociaux et montre comment, lors de la nuit du Nouvel An, des personnes quittent le bar «Le Constellation» à Crans-Montana, alors que le feu s'est déjà fortement propagé dans la partie arrière. On peut voir la mousse enflammée goutter du plafond. La vidéo pourrait montrer les dernières secondes avant la déflagration. Lors de l'inferno explosif peu après, 40 personnes sont mortes, plus de 100 ont été blessées.

Parmi les jeunes habitants de Crans-Montana, une théorie circule selon laquelle on pourrait voir sur cette vidéo Jessica Moretti, l'épouse de Jacques Moretti, au nom de qui le bar est enregistré. Plusieurs témoins ont confirmé à la Weltwoche que des habitués du bar croient avoir reconnu la femme. Une employée aurait également reconnu la tenancière sur la vidéo, dit-on. Ces spéculations ne peuvent pour l'instant pas être confirmées.

La femme sur la vidéo est mince, ses cheveux noirs sont lâchés. Elle porte une robe noire sans manches à paillettes sur des collants noirs. Sur la vidéo, filmée depuis les escaliers d'entrée et de sortie, on voit la femme jeter un bref coup d'œil autour de l'angle du bar vers le feu qui se propage, puis quitter immédiatement le bar. Elle dépasse la personne qui filme et se dirige rapidement vers la sortie.

Dans la vidéo, elle semble être seule et donne l'impression de connaître les lieux. Elle sait exactement où elle veut aller. Sur les courtes séquences, on ne voit pas qu'elle interagit avec quiconque. La vidéo se termine lorsque la femme quitte le rez-de-chaussée du bar pour marcher sur la terrasse vitrée. Est-ce qu'elle a réussi à quitter les lieux avant que les flammes ne l'atteignent, cela reste incertain. Dans les premiers rapports après la catastrophe, on disait que la tenancière du bar avait subi de légères brûlures au bras.

Si la femme a emporté la caisse du soir (sous la forme d'un porte-monnaie par exemple) en quittant le bar, comme l'ont rapporté des médias italiens en citant des sources d'enquête, cela ne peut être constaté sur cette vidéo.

La Weltwoche a ralenti la vidéo et mis en évidence la femme avec des interventions techniques. Cela rend la robe ou les contours flous par moments. Avez-vous des informations? Contactez-nous…

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0
Hubert Mooser

Hubert Mooser

Crans-Montana: L'ambassadeur d'Italie à Berne réprimande la Suisse pour ses réglementations laxistes. C'est assez présomptueux, compte tenu des catastrophes déclenchées en Italie en raison de la négligence des autorités

Image: ALESSANDRO DELLA VALLE / KEYSTONE

La catastrophe incendiaire de Crans-Montana, avec 40 morts et 116 personnes grièvement blessées, est une grande tragédie. Mais que des représentants italiens s'en prennent maintenant à la Suisse, c'est assez présomptueux. Ainsi, l'ambassadeur à Berne, Gian Lorenzo Cornado, s'est exprimé dans la NZZ de la manière suivante: « En Italie, un tel établissement aurait été fermé dans les cinq jours. »

L'Italie avec tout le respect, mais cela ressemble à une mauvaise blague. Je veux dire, nous parlons d'un pays où des ponts s'effondrent. En 2018, le pont autoroutier à quatre voies Morandi s'est effondré, tuant 43 personnes dans cet accident. La cause en était des câbles en acier rouillés, ce qui indiquait des négligences dans l'entretien. Et ce n'était pas un cas isolé, il y avait eu auparavant toute une série d'événements similaires.

En 2021, un accident de téléphérique près de Stresa au bord du lac Majeur a causé 14 décès. Cela, parce qu'un frein d'urgence a cassé, il avait été manipulé pour économiser sur les coûts d'entretien. En remontant un peu plus loin, l'Italie avait aussi été confrontée à des catastrophes incendiaires terribles, comme en 1987 dans un cinéma à Turin. En raison de sorties de secours fermées, de nombreux visiteurs n'ont pas pu fuir vers l'extérieur. 64 personnes sont mortes alors dans cet enfer de flammes.

L'Italie est donc le mauvais pays pour donner des leçons à la Suisse en matière de contrôles et de régulations manquantes.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 1
  • 0
Stefan Millius

Stefan Millius

Les clients mécontents ont eu leur compte: les exploitants du bar malheureux à Crans-Montana n'ont pas mâché leurs mots avec les critiques sur Google

Quiconque, ces dernières années, s'est aventuré à critiquer publiquement sur Google l'un des établissements de Jacques et Jessica Moretti à Crans Montana devait s'attendre à des répercussions. Les managers répondaient aux critiques négatives de manière détaillée - et avec des mots très durs. La bar «Le Constellation» a reçu environ 370 retours ces neuf dernières années, avec une moyenne de 4,1 sur 5 possibles. Pour le «Senso», le deuxième établissement des Moretti à Crans-Montana, la situation est similaire. Une entrée négative concerne la nuit du Nouvel An 2024/2025. Un client s'est plaint qu'à 23 heures, il n'y avait aucune ambiance festive, et qu'il n'y avait presque personne «à part quelques jeunes, manifestement mineurs». Les exploitants ont répondu dans un long texte sarcastique, affirmant que les caméras de surveillance prouvaient que le client concerné s'était bien amusé. Un autre client écrit qu'on lui a volé son portefeuille, et qu'on lui a refusé l'accès aux enregistrements vidéo. La réponse de la direction: ils porteraient plainte pour diffamation et refuseraient désormais l'entrée dans le local. Même des critiques banales comme des cocktails mal préparés ont suscité des réactions acerbes. «Bonne chance dans votre petite vie méprisable», lit-on dans la réponse à un client qui s'est plaint du manque d'alcool dans son verre. Dans un autre cas, il est reproché à un client, après une critique négative, d'être venu au bar en état d'ébriété, «et lorsque je dis ivre, je ne parle pas d'alcool, mais d'une autre substance!» La façon dont les exploitants géraient les critiques s'est probablement répandue au fil du temps. Ainsi, un client écrit: «Je voulais écrire un avis, mais j'ai peur que le manager m'écrive un long texte...»

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0
Christoph Mörgeli

Christoph Mörgeli

Piège mortel de la libre circulation des personnes: Sans les accords bilatéraux I avec l'UE, la catastrophe incendiaire de Crans-Montana ne serait pas survenue

Image: JEAN-CHRISTOPHE BOTT / KEYSTONE

À peine les quarante morts extraits de la cave du club à Crans-Montana, à peine les plus de cent blessés transportés dans les hôpitaux, que les commentateurs médiatiques tiraient déjà leurs conclusions hâtives.

Cela s'applique tout particulièrement à Anna Wanner, qui a fait la promotion du nouveau contrat d'association avec l'UE dans un commentaire hebdomadaire dans CH Media: « L'UE défend notre frontière extérieure, lutte pour nos valeurs libérales et assure une partie importante de notre prospérité. »

Comment? Quelqu'un remarque quelque chose concernant la protection d'une frontière extérieure pour laquelle nous payons autant d'argent, face à l'afflux de demandeurs d'asile ici? Et qu'en est-il des valeurs libérales lorsque l'UE traite un citoyen suisse comme un criminel dangereux à cause de ses opinions et lui retire tous ses moyens de subsistance? Et la Suisse ne crée-t-elle pas de la prospérité pour l'UE, étant donné qu'elle achète plus de produits à l'UE qu'elle ne lui en vend?

Puis, la jeune héritière de l'éditeur d'Aargau, Anna Wanner, avance l'argument suivant pour les accords avec l'UE: « Et en cas de catastrophe, nos voisins font preuve de solidarité; les victimes d'incendies reçoivent de l'aide en France, en Allemagne et en Italie, parce que la Suisse n'a pas les capacités nécessaires. »

Comme si la Suisse ne se comporterait pas de manière tout aussi solidaire en cas inverse. Mais d'autres journalistes comme Philipp Loser de Tamedia s'enivrent de l'idée que l'enfer de feu de Crans-Montana a finalement jeté la Suisse du piédestal de l'exception et que les Suisses ne sont plus un « peuple élu ».

En vérité, sans les accords bilatéraux I et sans la libre circulation des personnes malavisée, il n'y aurait pas du tout eu de catastrophe à Crans-Montana. Car alors, le citoyen corse-français Jacques Moretti, déjà condamné pour des infractions similaires (qui ne pouvait plus ouvrir de club en France à cause de son casier judiciaire), et son épouse française Jessica Moretti, n’auraient jamais pu s'installer en Suisse, encore moins construire un petit empire de divertissement gastronomique dans le Valais.

Avant la libre circulation des personnes, l'immigration de l'UE en Suisse était en effet régulée par des contingents et des règles plus strictes pour les permis de séjour et de travail. Il y avait des quotas pour les séjours de courte durée (jusqu'à 90 jours) et des exigences salariales et de qualification pour les séjours plus longs, avec priorité pour les citoyens suisses et de l'AELE. Mais l'accord de libre circulation en vigueur depuis 2002 a ouvert à peu près toutes les vannes.

En raison de la libre circulation des personnes et de l'afflux massif provenant de l'UE, on a également perdu ce que le monde appelait auparavant la « qualité suisse ». Cela ne vaut d'ailleurs pas seulement pour les bricolages des Moretti avec des matériaux d'insonorisation hautement inflammables dans une boîte de nuit de Crans-Montana.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 2
  • 0
David Schärer

David Schärer

Débâcle de communication de Crans-Montana: Comment la commune peut-elle sauver sa réputation

Image: CYRIL ZINGARO / KEYSTONE

Dans toute communication, seul le récepteur compte, pas l'émetteur. Si on n'est pas compris, il y a deux possibilités: changer de canal ou adapter le message. C'est une question de leadership et une affaire qui nécessite un travail de haute précision.

Après le choc inimaginable du Nouvel An et le traumatisme lourd de conséquences pour les personnes affectées et aussi pour la société, Crans-Montana et la Suisse sont sous le regard de l'opinion publique mondiale. Sans aucun doute, les représentants de la commune se trouvent dans un dilemme dans cette situation extraordinaire. Une trop longue période de silence paraît intransparent et dépourvu d'empathie, une apparition rapide comporte le risque d'erreurs. Car dans toute crise, les plus grandes erreurs se produisent au début.

Certes, le président de la commune, Nicolas Féraud, est un politicien de milice. Il n'est pas un communicateur de crise professionnel. En conséquence, il s'est fait assister par des experts en communication et c'est cohérent. D'autant plus irritante a été l'apparition à la conférence de presse ratée du mardi dernier. Une déclaration en particulier a suscité l'indignation: il a présenté la commune comme une victime de cette tragédie.

Il ne faut pas beaucoup de compréhension psychologique pour ne pas prévoir l'écho indigné dans le contexte de cette tragédie douloureuse de cette ampleur inimaginable. Il n'aurait pas non plus été difficile d'anticiper les questions des journalistes. Il est possible que Féraud n'ait pas été à la hauteur de l'immense pression et n'ait pas pu utiliser le "Q&A" préparé. Dans ce cas, il aurait fallu opter pour un autre format.

Une autre explication, qui se rapproche de la réalité de ces situations exceptionnelles: Souvent, des équipes d'avocats sécurisent la communication ou interviennent activement dans la préparation de la communication. Dans les procédures pénales, il ne s'agit pas de la preuve matérielle de la vérité, mais de ce qui peut être prouvé sur le plan procédural. Féraud a peut-être été conseillé de ne pas s'excuser pour les manquements évidents et de ne pas mettre son poste à disposition, car cela - et c'est hautement spéculatif - aurait pu être interprété au détriment de la commune devant le tribunal.

Le leadership signifie prendre des décisions et les assumer. Qu'est-ce qui pèse ici le plus lourd? La limitation des dégâts juridique face à la menace de poursuites en millions ou un dommage réputationnel d'une ampleur incalculable, qui concerne tout un pays? La réponse est en fait évidente.

David Schärer est un communicateur de crise expérimenté et propriétaire du cabinet de conseil en communication DS Studio.

Mehr anzeigen
  • 1
  • 0
  • 0
Stefan Millius

Stefan Millius

Les médias étrangers s'en prennent aux autorités locales et à la justice après la catastrophe incendiaire de Crans-Montana. La Suisse n'est plus un « modèle de sécurité »

Image: JEAN-CHRISTOPHE BOTT / KEYSTONE

Après la catastrophe dévastatrice dans le bar « Le Constellation » à Crans-Montana au matin du Nouvel An 2026, la couverture médiatique en Europe s'est nettement durcie. Alors qu'au début le deuil était au premier plan, les reportages sur les graves lacunes en matière de sécurité et l'échec des autorités de surveillance dominent désormais.

Dans la presse allemande, en particulier dans Frankfurter Allgemeine Zeitung et dans Spiegel, la question du devoir de surveillance de l'État est posée.

Il est débattu si la Suisse a perdu sa réputation de « modèle de sécurité ». Qu'un établissement dans un pays avec des normes aussi élevées ait pu conserver un permis d'exploitation avec une seule sortie de secours et l'utilisation dangereuse de la pyrotechnie provoque l'étonnement. Des possibles poursuites en responsabilité de l'État s'élevant à des millions contre le canton du Valais et la commune sont également mentionnées.

Le Monde et la chaîne d'information BFMTV en France mettent fortement l'accent sur les exploitants du bar, puisqu'il s'agit de Français. De plus, une forte critique de la justice suisse s'y fait entendre.

Les rapports français citent des avocats des victimes qui reprochent au ministère public valaisan un « recueil de preuves laxiste ». Il existe un soupçon que les autorités veulent détourner l'attention de leur propre échec en recherchant la faute uniquement chez les exploitants. Il est également reproché que la commune n'ait présenté un dossier de 60 pages sur les lacunes qu'après coup, au lieu de les résoudre avant la catastrophe en fermant l'établissement.

L'Italie est particulièrement touchée par la mort de six jeunes. Les réactions les plus vives se retrouvent dans l'agence de presse Ansa et la chaîne d'information Sky TG24.

L'ambassadeur italien Gian Lorenzo Cornado a publiquement demandé « vérité et justice » et remet ouvertement en question la raison pour laquelle les lois suisses n'ont apparemment pas été appliquées dans le « Le Constellation ». Le vice-premier ministre Matteo Salvini a exigé sur X que « les portes des prisons suisses s'ouvrent pour de nombreux responsables », visant ainsi non seulement les exploitants du bar mais aussi les autorités de sécurité.

Dans certains reportages, le terme « conditions mafieuses » est cité en relation avec des connexions locales à Crans-Montana, qui auraient pu conduire à l'ignorance des lacunes en matière de sécurité pendant des années.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0
Rahim Taghizadegan

Rahim Taghizadegan

Abo Feux d'artifice dans la cave: Pourquoi la catastrophe de Crans-Montana n'est pas un échec de réglementation, mais une question culturelle

La normalisation mondiale du service de bouteilles avec des cierges magiques dans des clubs de sous-sols bondés ne semble absurde que tant qu'on ne comprend pas à quel point elle fonctionne bien. Les clients le récompensent massivement. Les lieux sont en concurrence pour cela. Les réseaux sociaux le renforcent. Les adultes le tolèrent. Ce qui […]

  • 0
  • 0
  • 1
Hubert Mooser

Hubert Mooser

Crans-Montana: Pourquoi un procureur extérieur serait une erreur – et le Valais a plus d'expérience dans le traitement des catastrophes que tout autre canton

Image: JEAN-CHRISTOPHE BOTT / KEYSTONE

Après la plus grande catastrophe incendiaire de l'histoire de la Suisse, où 40 personnes âgées de 16 à 26 ans ont perdu la vie et 116 ont été grièvement blessées, la station de vacances huppée de Crans-Montana et le Valais dans son ensemble sont en difficulté. Le préjudice à la réputation est immense. Il pourrait encore s'aggraver si le moindre soupçon surgissait quant à l'intégrité des investigations.

La procureure générale Béatrice Pilloud et la justice valaisanne sont déjà en général sous suspicion. Le journal Blick, du groupe Ringier, a exigé en première page qu'on retire l'enquête des mains du canton. Celle-ci serait pour le Valais quelques tailles de chaussures trop grande, nécessitant un procureur extraordinaire externe. Auparavant, la NZZ avait également fait des allusions dans ce sens, fondées sur les déclarations de membres de la commission de justice cantonale du Parlement.

On peut également voir les choses différemment: qui, si ce n'est précisément ce canton, est capable de gérer de telles catastrophes sous tous les angles, y compris pénalement? Le Valais a dû affronter de nombreuses tragédies au cours de son histoire, développant une certaine routine dans ces tâches.

En février 1970, une avalanche à Reckingen a emporté 30 personnes dans la mort. 11 locaux et 19 officiers de l'armée ont été surpris par les masses de neige. En août 1965, à l'arrière de la vallée de Saas, 88 ouvriers (principalement des travailleurs migrants italiens) ont été tués lors de l'effondrement du glacier Allalin sur le chantier du barrage de Mattmark. Le 13 mars 2012, un terrible accident de bus à Sierre, en Valais, a coûté la vie à 28 personnes, dont 22 enfants d'école. La plupart des victimes étaient belges. La dernière grande catastrophe est survenue au printemps 2025 dans le Lötschental, lorsqu'une avalanche de glacier a enseveli le village de Blatten.

Naturellement, la catastrophe incendiaire dans le bar de Crans-Montana la nuit de la Saint-Sylvestre, en raison du nombre élevé de victimes et de blessés, est plus grande que tout ce que l'on avait connu jusqu'ici. La commune de Crans-Montana doit s'attendre à des demandes de dommages-intérêts si elle porte une part de responsabilité, ce qui surclassera probablement tout ce qui a précédé, d'autant plus que de nombreux jeunes survivants de l'incendie en garderont des séquelles à vie. Cela fera l'objet de pourparlers civils. Cependant, c'est l'enquête pénale qui est actuellement au premier plan.

Bien sûr, la procureure générale Pilloud et son équipe doivent aussi se battre contre les fantômes du passé. La justice valaisanne a mauvaise réputation; souvent, le Tribunal fédéral a dû intervenir et corriger les jugements du tribunal cantonal. Pilloud a cependant l'occasion de montrer que quelque chose a changé. Il est également avantageux que des enquêteurs locaux examinent la catastrophe incendiaire, puisque l'accès aux cercles impliqués est aussi plus facile.

Le cas de Loèche-les-Bains, une station touristique haut-valaisanne qui a fait faillite, a montré que le personnel extérieur au canton rencontre une grande résistance au Valais. Le tuteur de la commune de Loèche-les-Bains, un avocat zurichois, a eu, pour cacher cette situation, une position difficile, car de nombreux fonctionnaires se montraient peu coopératifs à son égard.

S'il y a quelque chose que le Valais déteste encore plus que le loup, c'est bien les interventions et l'ingérence extérieure dans la souveraineté cantonale.

Cette image de soi contraste avec la réalité économique. Le "Bahn-sinn", comme le journal d'extrême gauche du Haut-Valais Rote Anneliese se moquait autrefois de l'armement touristique des stations avec des téléphériques, ne fonctionne souvent que grâce à de grands investisseurs étrangers fortunés. À Crans-Montana, le milliardaire Radovan Vítek a sauvé les remontées mécaniques de la ruine. Désormais, le géant américain du ski Vail Resorts a repris la station de Crans-Montana, où les championnats du monde de ski se tiendront à nouveau l'année prochaine, après 1987.

Les habitants et le pays réagissent d'autant plus vivement lorsque quelque chose leur est imposé politiquement depuis Berne, comme en 2012, lorsque le canton a été le seul à rejeter la loi sur l'aménagement du territoire. Une grande crainte était que la proposition empiète trop sur l'autodétermination cantonale et communale. La nomination d'un procureur extraordinaire extérieur au canton, sous la pression de la Suisse extérieure, serait une offense.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 1

Crans-Montana: le couple de gérants de bar Moretti engage des avocats célèbres pour leur défense

Les gérants de bar Jessica et Jacques Moretti engagent trois avocats célèbres pour leur défense. Comme le rapporte 20 Minuten, les avocats pénalistes Yaël Hayat, Nicola Meier et Patrick Michod représentent le couple originaire de Corse, qui possède plusieurs bars dans la région. Dans une lettre ouverte, les Moretti avaient auparavant exprimé leur compassion pour les familles des victimes et assuré leur coopération sans réserve avec les autorités d'enquête.

Le cabinet Hayat & Meier de Genève est réputé comme l'un des plus prestigieux en droit pénal. Hayat a déjà défendu l'islamologue condamné Tariq Ramadan ainsi que l'ancien conseiller d'État Pierre Maudet. Son partenaire Meier a notamment travaillé sur l'affaire de l'organisateur de concerts genevois Michael Drieberg. Selon les estimations, tous deux demandent environ 450 francs de l'heure.

L'avocat lausannois Patrick Michod, connu pour plusieurs procès pour meurtre, représente actuellement également l'infirmière de Michael Schumacher dans une affaire de viol. Ses honoraires seraient compris entre 550 et 600 francs de l'heure.

Un expert juridique anonyme a estimé que les coûts de la défense pour le premier mois pourraient atteindre jusqu'à 320'000 francs. La combinaison de deux cabinets spécialisés suggère que les Moretti agissent «en mode d'urgence».

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 1

La série Netflix «The Endless Night» rappelle la catastrophe incendiaire à Crans-Montana

La série Netflix «The Endless Night» sur la catastrophe incendiaire dans la discothèque brésilienne Kiss en 2013 montre des parallèles avec la tragédie du Nouvel An à Crans-Montana. Dans la série, 242 personnes ont péri au Brésil lorsque qu'un spectacle pyrotechnique a mis le feu au plafond insonorisé. Des issues de secours trop étroites et une panique de masse ont exacerbé le drame.

À Crans-Montana, 40 personnes ont perdu la vie la nuit de la Saint-Sylvestre, également en raison d'un incendie prétendument déclenché par la pyrotechnie, selon les enquêtes en cours. Dans la série, la tragédie est illustrée par des images oppressantes: une scène de fête devient une catastrophe lorsque des étincelles d'un cierge magique enflamment le plafond. Les scènes rappellent fortement les récents enregistrements du bar valaisan «Le Constellation».

«The Endless Night» ne montre pas seulement les minutes de l'enfer, mais aussi la lutte désespérée des proches pour obtenir des éclaircissements et la justice. Qui est responsable des sorties de secours bloquées et des contrôles de sécurité insuffisants? La série révèle comment la négligence et le manque de supervision peuvent interagir - avec des conséquences mortelles.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 1
Stefan Millius

Stefan Millius

Diverses condamnations, restaurateur en série, rôle incertain dans la gestion de l'entreprise: voici Jacques Moretti, l'exploitant du bar de l'accident 'Le Constellation'

Jacques Moretti, l'exploitant du bar «Le Constellation» à Crans-Montana, est un restaurateur très occupé, comme le montrent les inscriptions publiques. Il est inscrit comme associé et personne autorisée à signer individuellement dans plusieurs entreprises du canton du Valais – en collaboration avec sa femme Jessica Moretti, née Maric.

Autour de «Le Constellation» opèrent deux entreprises. D'une part, Le Constellation Sàrl pour l'exploitation du café-restaurant. Jusqu'au 12 février 2024, Jacques Moretti était répertorié comme «président des gérants», signifiant président de la direction. Il n'est désormais plus qu'associé.

L'objectif de la deuxième entreprise Le Constel Sàrl est de fournir des services de restauration et d'exploiter des établissements publics. Cela pourrait servir de toit pour toutes les offres gastronomiques des Morettis.

Car ils exploitent «Le Senso» à l'avenue de la Gare 2 à Crans-Montana. Et un autre établissement du couple est «Le Vieux Chalet 1978» à Lens, une commune du district de Siders, où ils sont également domiciliés.

Dans ces deux établissements également, Jacques Moretti a été remplacé en 2024 par sa femme en tant que gérante et est resté associé. La responsabilité opérationnelle dans les entreprises est floue d’après les inscriptions administratives.

Jacques Moretti est originaire de Ghisonaccia en Corse, sa femme de la Côte d’Azur. Déjà installé en Suisse, l’homme dirigeait un bar et un salon au port de Bonifacio en Corse.

Juridiquement, Jacques Moretti est devenu un cas d’école à partir de 2005. En 2005, il aurait été emprisonné en Savoie, en 2008, il a été condamné à douze mois de prison à Annecy pour «incitation à la prostitution»; il aurait référé de jeunes femmes dans un salon érotique à Genève. Certains médias mentionnent des allégations plus anciennes dans le contexte de la proxénétisme.

Les détails concernant une condamnation supposée en 2010 pour fraude sociale ne sont pas clairs. Selon les médias français, le verdict aurait entraîné une interdiction de gérer une entreprise en France.

Un avocat des victimes parle, face aux activités des Morettis, d'une accumulation rapide de richesse qui aurait permis l'achat de biens immobiliers sans crédits. Il a en outre affirmé qu'il y avait plusieurs cas d’insolvabilité en Corse, en France et en Suisse.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 1
David Biner

David Biner

Une de ses anciennes subordonnées s'est suicidée: la procureure générale du Valais dans l'affaire Crans-Montana rattrapée par une histoire oppressante

Image: JEAN-CHRISTOPHE BOTT / KEYSTONE

Béatrice Pilloud est sous une pression énorme. Et la procureure générale du canton du Valais a déjà cédé. La véritable procureure en chef, censée trouver les coupables du crime de Crans-Montana, a depuis longtemps délégué sa responsabilité à plusieurs subordonnées. Cette semaine, Pilloud a annoncé par l'intermédiaire de l'agence de presse SDA qu'elle répartirait les tâches d'enquête entre quatre procureures, "quatre femmes", comme elle le souligne. Pendant qu'elle souhaite s'occuper elle-même de la communication et des relations internationales avec ses collègues à l'étranger, les enquêtes devraient être menées par la procureure générale adjointe Catherine Seppey. Olivier Elsig, le procureur de la région du Valais central, là où l'incendie s'est produit, n'a pas été pris en compte par Pilloud. Pourtant, Elsig est probablement le seul procureur en activité du canton du Valais à avoir une expérience dans une affaire comparable, du moins en ce qui concerne l'ampleur du nombre de morts ainsi que les dimensions émotionnelles et médiatiques. Elsig a réalisé un travail largement reconnu dans les cercles juridiques lors de l'accident de bus de Sierre. Dans cet accident, 28 personnes sont mortes, dont de nombreux enfants. L'enquête d'Elsig, selon laquelle seules un problème médical ou une inattention du chauffeur pouvaient être envisagés comme causes, a résisté aux recours jusqu'au Tribunal fédéral. Fait notable: Elsig avait également postulé en 2023 pour le poste vacant de procureur général. Cependant, le parlement cantonal a préféré la candidate du FDP, Pilloud, au candidat du Centre, Elsig. Et avec l'élection de Seppey à la vice-présidence, les médias se sont réjouis en chœur: « Deux femmes à la tête du parquet valaisan. » Néanmoins, peu de temps après l'élection, il est devenu clair que le sexe seul ne garantit pas une bonne gestion administrative et d'équipe. Un conflit interne entre Pilloud et Seppey d'une part, et la procureure Rahel Brühwiler d'autre part, a rapidement dégénéré. Pilloud voulait que Brühwiler progresse plus rapidement dans l'affaire concernant le marchand de vin valaisan Dominique Giroud, car elle craignait la prescription. Brühwiler, de son côté, s'est sentie considérablement sous pression à cause de Pilloud. Le tribunal cantonal a donné raison à Brühwiler, statuant que Pilloud aurait été "impérativement" en conflit d'intérêts et aurait malgré cela "opéré" dans l'affaire. Pilloud avait auparavant représenté, en tant qu'avocate, la femme d'un partenaire commercial de longue date de Giroud. Par conséquent, la direction féminine du parquet s'est séparée de leur collègue. Brühwiler, qui jouissait d'une très bonne réputation parmi les juristes en Suisse, s'est suicidée en octobre dernier. Le quotidien romand "Le Temps" a retracé en détail cette affaire oppressante. Pilloud avait alors refusé de commenter le conflit avec sa subordonnée. Depuis le réveillon du Nouvel An, la procureure générale est soumise à des pressions temporelles, médiatiques et politiques comme un procureur suisse n'en a probablement jamais ressenties. Et elle commet des erreurs tactiques évitables. Au lieu de placer immédiatement les exploitants de bar ainsi que les autorités municipales compétentes en détention préventive pour examiner et sécuriser tranquillement tous les documents, elle laisse les responsables en liberté. Les soupçons de destruction de preuves et de collusion étaient présents dès le départ. Les exploitants de bar auraient, selon les médias, "nettoyé" ou supprimé complètement leurs comptes de réseaux sociaux quelques heures après l'incendie. Elle a laissé presque 48 heures aux autorités municipales pour lui faire parvenir les dossiers concernant le bar ainsi que les procédures de contrôle internes. Personne ne sait si le matériel est complet. Pilloud a également fait preuve de clémence lors de l'inculpation, renonçant au principe "in dubio pro duriore" et poursuivant seulement pour homicide involontaire, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence, au lieu d'éventualité intentionnelle. La pression se déplacerait immédiatement sur les juges si la procureure en chef était désavouée par ces derniers. Vu cette situation et l'injustice évidente subie par les jeunes lors du réveillon du Nouvel An, la procureure en chef n'aurait pas pu intervenir assez vite et assez sévèrement. Au lieu de cela, circulent désormais des images de la première conférence de presse, où elle se tient par la main sous la table avec Mathias Reynard, le président du gouvernement valaisan. Ces gestes d'affection et de solidarité sont certes compréhensibles d'un point de vue humain face à l'horrible enfer qui a fait 40 morts et plus de cent blessés. Toutefois, lors d'une apparition publique où Reynard représente l'exécutif et Pilloud la justice, de telles tendresses liant les pouvoirs n'ont pas leur place. Partout, des signes de faiblesse de la part de responsables élus pour assumer et diriger dans des temps difficiles et surtout de manière indépendante dans leurs rôles respectifs. Que Pilloud ne soit pas à la hauteur de cette tâche, elle l'a depuis longtemps admis elle-même. Les enquêtes n'ont duré qu'une semaine lorsque la procureure générale a déjà demandé au parlement cantonal des ressources supplémentaires sous la forme d'un budget extraordinaire.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 1
  • 1
David Biner

David Biner

Gouvernement cantonal sans Dieu: Le président du Conseil d'État valaisan ne veut pas de cérémonie funéraire chrétienne pour les victimes de Montana

Image: SALVATORE DI NOLFI / KEYSTONE

La cérémonie de commémoration officielle pour les 40 victimes aura lieu vendredi à Martigny VS. Les présidents de la Suisse, de la France et de l'Italie sont attendus au coude du Rhône. La cérémonie est principalement dédiée aux victimes, aux blessés, à leurs proches, ainsi qu'aux secouristes et sera diffusée pour la population au centre des congrès de Montana.
Les personnes touchées par la catastrophe de l'incendie proviennent principalement de pays chrétiens. Mercredi, des images ont fait le tour du monde montrant comment les cérémonies d'enterrement en Italie catholique se sont déroulées en hommage aux victimes. En France, environ la moitié de la population est encore catholique. L'Italie (6) ainsi que la France (8) déplorent, à côté de la Suisse (22), le plus grand nombre de victimes.
Cela n'est pourtant pas une raison suffisante pour le gouvernement cantonal valaisan d'organiser une cérémonie funéraire chrétienne avec des ecclésiastiques (par exemple des pays voisins concernés) pour les victimes, par exemple dans la cathédrale Notre-Dame de Sion, un lieu de culte construit autour du IXe siècle. Selon Le Temps, le gouvernement a décidé, à la demande de son président, le conseiller d'État socialiste Matthias Reynard, de tenir une cérémonie dont le message soit « universel » et « ouvert à toutes les religions ».
Le gouvernement valaisan semble manifestement en décalage avec les valeurs, les traditions, la culture et l'histoire de son propre canton catholique. Il ne doit donc pas s'étonner que, après cet événement terrible qui pourrait plonger le canton dans une crise d'identité, la moitié de la Suisse se prépare maintenant à piétiner le Valais.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 3
  • 0
07.01.2026
Hubert Mooser

Hubert Mooser

Abo Démonstration de compassion

Contrôle de la communication de la police? Conseiller fédéral Jans à Crans-Montana, 3 janvier.
Contrôle de la communication de la police? Conseiller fédéral Jans à Crans-Montana, 3 janvier.
Image: ALESSANDRO DELLA VALLE / KEYSTONE

C'était une image qui ne pouvait être plus contrastée. Elle montrait le ministre de la Justice Beat Jans (SP), riant lors d'une conversation avant une conférence de presse sur la catastrophe de Crans-Montana. À côté de lui, profondément plongé dans ses pensées, son collègue de parti Mathias Reynard, président du Conseil d'État valaisan. La photographie […]

  • 0
  • 1
  • 0
Peter Rothenbühler

Peter Rothenbühler

Abo Cher Mathias Reynard

Den Ruf des Wallis wiederherstellen: Regierungspräsident Reynard.
Den Ruf des Wallis wiederherstellen: Regierungspräsident Reynard.
Image: JEAN-CHRISTOPHE BOTT / KEYSTONE

Vous n'êtes pas personnellement responsable de la tragédie de Crans-Montana. Je m'adresse à vous en tant que président du gouvernement, car le canton du Valais est actuellement sous les feux de la rampe internationale. Et à juste titre. Car on se demande dans le monde entier comment il est possible que dans une station de […]

  • 1
  • 1
  • 2
David Biner

David Biner

Les médias italiens rapportent: La propriétaire d'un bar à Crans-Montana se serait enfuie avec la caisse après le déclenchement de l'incendie

Image: POLIZEI VS / KEYSTONE

La chaîne de télévision italienne Canale 5 (Mediaset) rapporte que Jessica Moretti, l'épouse du propriétaire du bar mortel «Le Constellation» à Crans-Montana, se serait enfuie avec la caisse après le déclenchement de l'incendie. Il y aurait des enregistrements de vidéosurveillance locale correspondants, selon un journaliste citant des cercles d'enquêteurs.

Si cette information devait être confirmée, le soupçon de l'intention éventuelle serait soulevé. Ainsi, la propriétaire du bar aurait accepté la catastrophe, notamment en pensant à son propre argent plutôt qu'à la sécurité des clients après le déclenchement de l'incendie.

Jusqu'à présent, il était seulement connu que la propriétaire se trouvait au «Le Constellation» lors de la soirée du Nouvel An et s'en était sortie avec de légères brûlures. Cela laisse supposer qu'elle se trouvait soit au rez-de-chaussée du bar, soit qu'elle a pris la fuite très rapidement si elle était au sous-sol, là où l'incendie a éclaté.

Selon les rapports des médias, elle aurait supprimé les contenus de sa chaîne Youtube dans les heures suivant le déclenchement de l'incendie. D'autres publications sur les réseaux sociaux autour du bar mortel auraient également été retirées dans les heures immédiates suivant la catastrophe. D'autant plus surprenant que le couple de restaurateurs ait été initialement entendu seulement comme personnes de renseignement par la procureure générale Beatrice Pilloud et ne soit pas placé en détention préventive.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0
Stefan Millius

Stefan Millius

Crans-Montana: Comment la presse mondiale rend compte de l'échec des autorités suisses

Image: JEAN-CHRISTOPHE BOTT / KEYSTONE

La catastrophe de l'incendie de Crans-Montana occupe les médias du monde entier. L'association de la tragédie et du lieu mondain en fait la une des titres de presse renommés.

Le New York Times décrit l'atmosphère dans la station de ski huppée après l'événement et établit des parallèles avec des catastrophes similaires dans des clubs et bars aux États-Unis. Les normes européennes de sécurité incendie sont également critiquées.

La fréquence apparemment insuffisante des contrôles de sécurité dans l'établissement concerné est au centre de l'article du Washington Post. L'absence de systèmes d'arrosage automatique est également soulignée. Le reportage aborde également la question des citoyens américains parmi les blessés.

Quelles conséquences économiques et juridiques aura la catastrophe pour la région touchée et quel dommage subira la réputation du tourisme suisse ? Le Wall Street Journal examine ces questions. D'autres thèmes incluent les questions de responsabilité et les enquêtes pénales contre les exploitants du bar.

L'édition américaine de CNN International fournit aux téléspectateurs de nombreuses infographies sur le déroulement de l'incendie et des interviews de survivants. Il est également question de la charge sur le système de santé suisse et du transfert de patients vers d'autres pays.

Le Guardian britannique se concentre dans son reportage sur la possible défaillance des autorités locales, qui ont admis que le dernier contrôle de sécurité incendie remontait à des années.

Pour la BBC, le bar concerné est une « institution » pour Crans-Montana depuis des décennies. Le déroulement de l'incendie est décrit en détail. De plus, le journal met l'accent sur l'enquête contre le couple exploitant.

Des descriptions atmosphériques sont proposées par le Spiegel allemand, qui reconstitue les événements et décrit comment la fête continue alors que l'incendie commence déjà à se déclarer. Il est également souligné le jeune âge de nombreuses victimes et la difficulté d'identification avec l'aide de tests ADN.

Dans l'ensemble, la presse internationale ne dresse pas un tableau flatteur de la Suisse. L'utilisation de cierges magiques dans un établissement et l'absence d'inspections des autorités trouvent un large écho. Dans le même temps, la solidarité européenne après la catastrophe est mise en avant.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0

Le président de la commune de Crans-Montana Féraud: « La commune est la plus affectée en tant que victime, avant tout le monde »

Image: CYRIL ZINGARO / KEYSTONE

Après l'enfer des flammes dans le bar « Le Constellation » à Crans-Montana, où au moins 40 personnes ont perdu la vie, l'ambiance bascule. Alors que les premiers jours étaient marqués par le deuil, la colère grandit chez les proches et les survivants - en particulier à propos de la communication des autorités communales, rapporte le Blick.

Le président de la commune, Nicolas Féraud, a déclaré lors de la conférence de presse: « La commune est la plus affectée en tant que victime, avant tout le monde. » Cette déclaration a provoqué l'indignation. Féraud a dû être escorté par la police après l'événement.

Les critiques ne viennent pas seulement des proches. Un avocat d'une famille de victimes avait tenté de faire empêcher l'apparition publique de la commune en amont, rapporte le Blick. La communication est « inacceptable », l'objectif étant de protéger les intérêts des victimes. L'avocate des victimes, Nina Fournier, a déclaré: « Certaines déclarations nous ont profondément choqués. » Il n'est pas acceptable que la commune se désigne comme une « victime » alors qu'il ne peut être exclu qu'elle ait une responsabilité partielle. On aurait souhaité « plus de retenue et de sensibilité ».

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0

«Le Constellation»: L'exploitant prévoyait l'agrandissement du bar peu avant l'incendie

Image: JEAN-CHRISTOPHE BOTT / KEYSTONE

Quelques jours seulement avant l'incendie du bar «Le Constellation» à Crans-Montana, dans lequel 40 personnes ont perdu la vie la nuit du Nouvel An, l'exploitant prévoyait apparemment encore des modifications structurelles du lieu. Le 19 décembre 2025, le directeur a déposé une demande de construction pour l'agrandissement de la terrasse couverte. Une sortie latérale devait également être supprimée. C'est ce que rapporte la télévision de Suisse romande RTS.

Les plans de construction montrent que tant la porte intérieure du bar que la porte de la véranda s'ouvrent vers l'intérieur – une violation des réglementations de sécurité en vigueur. Selon la norme, les portes de secours doivent s'ouvrir vers l'extérieur, selon RTS.

Dès 2015, une demande de construction avait été faite pour le lieu. À l'époque, le propriétaire de l'immeuble – non pas le couple d'exploitants français – avait demandé une structure en verre mobile et une couverture rétractable pour la terrasse. Comme le documente la télévision de Suisse romande, les travaux de rénovation à l'intérieur avaient déjà débuté des mois avant l'approbation officielle. Des photos montrent notamment que l'escalier de la cave a été rétréci et des mousses insonorisantes ont été installées. Ces dernières sont maintenant au cœur des enquêtes sur la cause de l'incendie.

En juillet 2015, l'exploitant avait également déposé une demande d'autorisation d'exploitation, et le bar a ouvert en décembre de la même année. Selon la NZZ am Sonntag, les publications officielles ne contiennent aucune indication d'une demande de construction pour l'intérieur du bar.

Les autorités compétentes continuent d'enquêter sur les circonstances exactes.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0

«Le Constellation»: La dernière inspection du bar de la mort a eu lieu en 2019

Après l'enfer de flammes dans le bar «Le Constellation» à Crans-Montana avec 40 victimes, le conseil municipal admet de graves manquements en matière de protection contre les incendies. Comme l'ont annoncé les autorités municipales lors de la conférence de presse d'aujourd'hui, la dernière vérification des réglementations de sécurité a eu lieu en 2019 - depuis, une révision n'a apparemment pas eu lieu.

«Les réglementations de protection incendie ont été contrôlées en 2016, 2018 et 2019», a communiqué le conseil municipal. Quels défauts concrets ont été constatés en 2019 reste flou - des modifications ont certes été demandées, mais leur mise en œuvre ou le suivi n'ont pas été documentés. La direction municipale est consternée: qu'aucun contrôle n'ait été effectué depuis, ils le regrettent «profondément».

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0
David Biner

David Biner

Plus de contradictions qu'auparavant: la tentative de libération des autorités municipales du Montana échoue

Image: CYRIL ZINGARO / KEYSTONE

Les responsables municipaux de Crans-Montana ont tenté une libération mardi. Il serait communiqué « en toute transparence », a déclaré le maire Nicolas Féraud (FDP) au début de la conférence de presse. Il n'a pas pu tenir sa promesse.

Il n'est toujours pas clair pourquoi les autorités de l'époque ont approuvé en 2015 la rénovation du bar « Le Constellation » avec de la mousse au plafond. De plus, Féraud a admis que la municipalité n'a effectué aucune vérification de sécurité incendie dans le bar entre 2020 et 2025.

Quelques heures seulement après la catastrophe, Feraud avait assuré que la municipalité effectuait des contrôles réguliers. Féraud a dû revenir sur certaines déclarations. Sa justification expliquant pourquoi la municipalité agit en tant que plaignante civile était totalement inadéquate.

Il a dit qu'ils se sentaient également comme des victimes. De plus, il a laissé entendre que la destination pourrait subir une perte de chiffre d'affaires en raison des dommages à l'image. Un affront aux véritables victimes, les défunts et les blessés, et leurs proches.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 1
  • 0

«Attention à la mousse!»: Un serveur avait déjà alerté en 2019 du risque d'incendie dans le bar de la mort

Image: JEAN-CHRISTOPHE BOTT / KEYSTONE

Une vidéo nouvellement apparue jette une lumière crue sur l'éventuelle genèse de la catastrophe incendiaire dans le bar en sous-sol «Le Constellation» à Crans-Montana, où quarante personnes ont perdu la vie la nuit de la Saint-Sylvestre. Les enregistrements obtenus par la chaîne suisse RTS datent de 2019 - et ils documentent un avertissement poignant d'un employé aux clients: «Faites gaffe à la mousse!» - «Attention à la mousse!»

Cela faisait référence à la mousse isolante acoustique au plafond du bar, précisément le matériau qui, selon les enquêteurs, a joué un rôle central dans l'incendie dévastateur. Selon l'état actuel des connaissances, des étincelles d'un cierge magique ont déclenché ce qu'on appelle un flashover: les plaques de polyuréthane facilement inflammables ont pris feu, et le feu s'est propagé en quelques secondes de manière explosive.

L'ancien serveur a averti les clients lorsqu'ils ont commandé des bouteilles avec des cierges magiques pour trinquer - apparemment conscient que la combinaison entre les étincelles et la mousse pouvait être extrêmement dangereuse. La vidéo a été prise par un habitué du bar, qui a déclaré à RTS: «Je crois que le serveur avait compris qu'il y avait un risque.»

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0

Rapport des médias: L'exploitant de bar mortel Jacques Moretti déjà condamné en 2008 – pour « proxénétisme aggravé ». Il a également un casier pour fraude sociale

Jacques Moretti, l'exploitant du bar « Le Constellation » à Crans-Montana, où un incendie dévastateur a coûté la vie à 40 personnes lors de la nuit du Nouvel An, est connu de la justice française depuis des années. Comme le rapporte le portail Franceinfo en se fondant sur des cercles d'enquêteurs, Moretti avait déjà été condamné en 2008 à Annecy pour « proxénétisme aggravé » – à douze mois de prison, dont huit avec sursis. Deux ans plus tard, une autre condamnation a suivi à Bastia pour fraude sociale.

Moretti, aujourd'hui âgé de 49 ans, est sous pression depuis l'incendie. La justice suisse a ouvert une procédure pénale contre lui et son épouse Jessica (40 ans) pour homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence. La commune de Crans-Montana a également déposé une plainte civile.

Jessica Moretti, copropriétaire du bar, n'a pas de casier judiciaire selon les enquêtes. Les deux époux sont pour l'instant en liberté et ont assuré leur coopération aux autorités suisses.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0
Hubert Mooser

Hubert Mooser

Mythe en enfer de flammes: Crans-Montana représente malheureusement aussi le déclin de la qualité suisse

Image: JEAN-CHRISTOPHE BOTT / KEYSTONE

Le 11 novembre 2000, un incendie s'est déclenché dans un funiculaire reliant la vallée au domaine skiable du glacier de la station autrichienne de Kaprun au Kitzsteinhorn, coûtant la vie à 155 personnes. Une conduite hydraulique s'était rompue dans la cabine du conducteur arrière du train, et l'huile avait ensuite coulé sur un chauffage radiant qui avait été installé ultérieurement. Cela a provoqué un incendie explosif. Seules 12 personnes ont survécu.

En tant que reporter ayant couvert cette catastrophe à l'époque, comme l'auteur de cet article, on se posait la question de savoir si une telle chose pourrait se produire en Suisse. D'autant plus que nous sommes connus pour nos lois strictes en matière de construction et nos règlements de protection contre l'incendie. Swiss Made est reconnu comme un label mondial de qualité et de perfection.

Un journal allemand a écrit il n'y a pas si longtemps que la Suisse est le pays du Swiss Finish, où tout – des lois aux roues dentées – doit passer par quelques boucles de correction supplémentaires avant que quoi que ce soit puisse être fait.

Ce mythe s'est effondré la nuit du Nouvel An dans un enfer de flammes, tuant plus de 40 personnes et blessant grièvement 115 autres – pour la plupart des jeunes qui avaient encore la vie devant eux. Cette tendance tant vantée à la perfection et à la précision – tout cela est une pure illusion. Même dans le service des poids et mesures de la qualité, des erreurs fatales se produisent, comme l'a montré la terrible catastrophe de Crans.

À quoi servent des exigences strictes si elles ne sont pas mises en œuvre ou seulement à moitié, et si elles ne sont pas contrôlées par les autorités et corrigées si nécessaire?

Quelque chose n'a manifestement pas fonctionné, quelqu'un a fait une erreur. Il suffit ensuite d'une série d'enchaînements fortuits pour qu'une fête se transforme en une grande tragédie, comme à Crans-Montana.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 2
  • 0
05.01.2026
Hubert Mooser

Hubert Mooser

Catastrophe d'incendie à Crans-Montana: La procureure veut-elle présenter le couple d'exploitants comme les parfaits boucs émissaires pour détourner l'attention de l'échec des autorités?

Image: JEAN-CHRISTOPHE BOTT / KEYSTONE

Quelques jours après la catastrophe d'incendie à Crans-Montana, qui a fait plus de 40 morts, la procureure générale du canton du Valais, Beatrice Pilloud, a ouvert une enquête pénale contre les exploitants du bar. Ils sont accusés d'homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence ainsi que de provoquer un incendie par négligence, selon la police cantonale valaisanne. Des journaux comme le Blick de Ringier soulèvent la question de savoir pourquoi le couple Jessica et Jacques M., les exploitants de «La Constellation», est toujours en liberté.

Combien de temps faudra-t-il à Pilloud pour arrêter le couple sous la pression de l'opinion publique? N'a-t-elle pas, avec son enquête pénale contre les exploitants du bar, saisi surtout la colère et le chagrin des gens et présenté des boucs émissaires parfaits?

Le couple vient de France et vit en Suisse depuis 2000. Il y a dix ans, ils ont acheté le bar inoccupé. Selon des rapports médiatiques, «La Constellation» était l'un des rares établissements à Crans-Montana à avoir également reçu l'autorisation des autorités compétentes pour les mineurs. Certains médias ont immédiatement souligné avec jubilation que Jacques M., 49 ans, était connu de la police en France pour des délits supposés datant de 30 ans.

On a aussi beaucoup lu ces derniers jours sur les travaux de rénovation de «La Constellation»: sur un escalier menant au bar qui aurait été rétréci, ou sur un revêtement acoustique non ignifuge.

Bien sûr, les restaurateurs doivent veiller à ce que la sécurité de leurs clients soit assurée. Il est presque grotesque que les serveuses se protègent avec des casques contre les feux de Bengale attachés aux bouteilles de champagne, et manipulent néanmoins ces mini-volcans crachant feu et étincelles avec une apparente insouciance totale. Que le plafond pourrait prendre feu, personne n'y a pensé.

Mais il est également vrai que les exploitants de bar ne peuvent pas faire ce qu'ils veulent dans leurs locaux. Il existe des règlements sur les dispositifs de protection incendie, les lois de la construction - et en fait, des contrôles réguliers par la police incendie devraient être obligatoires. Qui a donné l'autorisation d'allumer de la pyrotechnie dans un bar en sous-sol?

Les autorités de Crans-Montana ne peuvent tout simplement pas se soustraire à la responsabilité en se constituant partie civile. Une autorité quelconque a donné son feu vert à cette exploitation. Et la question se pose de savoir si la négligence et le laisser-aller se sont installés dans les contrôles.

Donc, quiconque rend uniquement le couple d'exploitants responsable de cette catastrophe trompe le public.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 1

«Les responsables de la commune ont dit: Il n'y a pas de sanctions»: Un exploitant de bar à Crans-Montana décrit d'énormes lacunes des autorités lors des contrôles

Image: JEAN-CHRISTOPHE BOTT / KEYSTONE

Après l'incendie dévastateur dans le bar «Le Constellation» à Crans-Montana, les indices sur des manquements graves dans la protection contre les incendies se multiplient. Un exploitant de bar, actif depuis dix ans dans la station de ski valaisanne, décrit dans un entretien avec Focus online des manquements importants des autorités: «Je n'ai été contrôlé que deux fois en dix ans. Après l'ouverture, quelqu'un de la commune est venu me dire ce que je devais réaménager. Puis il est revenu pour vérifier les réaménagements. C'est tout.»

Malgré les déficits connus, on lui aurait dit qu'il n'y avait «aucune sanction», même en cas de violation des consignes de sortie de secours. Il dit: «Parce que ma porte s'ouvre vers l'intérieur et que je n'ai pas assez de sorties de secours, je ne suis pas autorisé à avoir plus de 60 clients à l'intérieur. Les personnes de la commune ont alors dit textuellement: Si je ne respecte pas cela, il n'y a pas de sanctions. Mais si quelque chose se passe, je dois assumer seul les conséquences.»

Après l'incendie avec plusieurs blessés graves, beaucoup se demandent si le bâtiment «Le Constellation» a été correctement inspecté. «Où étaient les extincteurs? Y en avait-il seulement?», se demande l'initié.

Le président de la commune, Nicolas Feraud, est de plus en plus sous pression. Lors d'une conférence de presse, il a évité les questions concrètes sur le dernier contrôle et n'a fait référence qu'à des examens «annuels ou biennaux». Selon les médias, Feraud aurait réagi brusquement lorsqu'il a été interrogé par le magazine Spiegel: «Qui êtes-vous pour demander cela.» La Weltwoche a rapporté.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0

Enfer des flammes: Toutes les victimes identifiées - la moitié des morts étaient mineurs

Image: JEAN-CHRISTOPHE BOTT / KEYSTONE

Après l'effroyable enfer des flammes dans la nuit du Nouvel An au bar « Le Constellation » à Crans-Montana, la police cantonale du Valais a identifié toutes les 40 victimes. Selon le communiqué des autorités, 20 des défunts étaient mineurs, y compris plusieurs enfants et adolescents âgés de 14 à 17 ans.

D'après la police, les victimes sont originaires de Suisse (22), de France (8), d'Italie (6) ainsi qu'une personne du Portugal, de Belgique, de Roumanie et de Turquie.

Les victimes les plus jeunes étaient deux adolescentes de 14 ans originaires de Suisse et de France. Plusieurs victimes âgées de 15 et 16 ans figurent également parmi les défunts. Parmi les adultes se trouvent principalement de jeunes personnes âgées de 18 à 24 ans.

L'identification des victimes a été réalisée par la police cantonale en collaboration avec le DVI (Disaster Victim Identification) et l'Institut de médecine légale. Les enquêtes sur la cause de l'incendie se poursuivent.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0
04.01.2026
Roy Spring

Roy Spring

Un club en flammes, des téléphones en l'air: la tragédie de Crans-Montana marque un tournant dans notre rapport à la réalité

Quelques mots suffisent: Crans-Montana, fontaines de feu à partir de bouteilles de champagne, jeune public – et soudain le plafond brûle. Et pourtant: téléphones en l'air, rires, exclamations «Wow» – vite encore un clip pour l'histoire. Ce n'est que lorsque la pièce devient un piège que la panique éclate.

Ils filment comment ils brûlent. C'est le choc de ces vidéos – et la raison pour laquelle ces images ne nous quitteront plus.

C'est précisément à cela que s'embrase – en plus de la grande tristesse et de la sympathie – chez beaucoup l'incompréhension: «Génération Smartphone», «sélection naturelle», «trop stupides pour fuir». On lit maintenant de tels commentaires partout.

Non, ces jeunes n'ont pas agi de manière irrationnelle. Ils ont suivi un réflexe qui leur a été inculqué depuis l'enfance: tout ne devient réel qu'après être passé par l'écran. Qui vit quelque chose, documente. Qui ne documente pas, a manqué quelque chose.

Dans cette logique, le feu est d'abord un spectacle – puis un contenu. Le danger arrive dans la tête avec un décalage, car jusqu'à présent chaque drame n'existait que comme simulation d'écran: villes brûlantes en Ukraine, bombes au Moyen-Orient, inondations, tremblements de terre – tout cela dans le même fil que les vidéos de chats et les conseils de maquillage. Le cerveau apprend: le terrible appartient à la même case que le divertissant – dans le flux infini de l'absurde, de l'insignifiant, de l'horrible. On continue simplement de balayer.

Crans-Montana est le moment où ces deux mondes entrent en collision: soudain, il n'y a plus de «Swipe», seulement de la fumée, de la chaleur, des cris. Ce qui est épouvantable dans ces enregistrements n'est pas seulement le feu, mais ces quelques secondes de délai où la réalité prend le pas sur l'illusion médiatique.

Ces jeunes ne sont pas plus bêtes que les générations précédentes – ils sont simplement plus radicalement habitués à un monde où tout semble pouvoir être annulé, enregistré, partagé à tout moment. Que ce soit eux qui soient rattrapés par un véritable incendie qui ne connaît pas de touche annuler rend le drame de Crans-Montana si symbolique de notre époque.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 2
  • 1

Après l'enfer des flammes à Crans-Montana: L'exploitant de bar apparaît publiquement pour la première fois – Enquête pour homicide involontaire en cours

Deux jours après l'incendie dévastateur dans le bar «Le Constellation» à Crans-Montana, où au moins 40 personnes ont perdu la vie, l'exploitant français Jacques Moretti est apparu publiquement pour la première fois. Moretti, qui fait désormais l'objet d'une procédure pénale, a été aperçu samedi près de son deuxième établissement «Le Vieux Chalet» – mais il est resté silencieux face à la presse, comme le rapporte le journal Daily Mail.

La police valaisanne a officiellement ouvert vendredi soir une procédure pénale contre Jacques Moretti (49 ans) et sa femme Jessica (40 ans). Ils sont accusés d'homicide involontaire, de blessures corporelles involontaires et d'incendie involontaire. L'enquête est menée sous la direction du ministère public du canton du Valais. La présomption d'innocence s'applique jusqu'à ce qu'une condamnation définitive soit prononcée, comme le souligne la police.

Les enquêteurs suivent les premiers indices selon lesquels une combinaison de cierges magiques brûlants sur des bouteilles de champagne et de matériaux acoustiques facilement inflammables au plafond du sous-sol pourrait avoir conduit à ce «flashover» fatal – une inflammation soudaine des gaz de fumée dans l'air de la pièce. Des témoins oculaires rapportent la panique lorsque les invités ont tenté de s'échapper du sous-sol par un escalier étroit. Beaucoup auraient apparemment été coincés dans la foule devant la seule sortie.

Le directeur de la sécurité Stéphane Ganzer a déclaré à la radio suisse: «Quelqu'un a fait une erreur, j'en suis convaincu.» Il y avait bien une sortie de secours et des contrôles ont été effectués – «mais quelque part, quelque chose a mal tourné.»

Jusqu'à présent, quatre des victimes ont été officiellement identifiées: deux femmes suisses âgées de 16 et 21 ans, ainsi que deux hommes, âgés de 16 et 18 ans. Le premier décès confirmé par son nom était celui d'Emanuele Galeppini, membre de l'équipe nationale italienne de golf. Il a été salué avec un message émouvant de la Fédération italienne de golf.

Selon la police, 119 personnes ont été blessées, la plupart grièvement. Parmi les blessés se trouvent 71 Suisses, 14 Français et 11 Italiens. Six Italiens et huit Français sont toujours portés disparus. La nationalité de 14 personnes n'a pas encore été déterminée. Le responsable de la sécurité du bar, Stefan Ivanovic (31 ans), est également porté disparu.

L'enquête se poursuit, tout comme la recherche des disparus.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 1
  • 0
03.01.2026
David Biner

David Biner

Aide pour Crans-Montana: Israël envoie des spécialistes pour identifier les victimes de l'incendie. Que font les Palestiniens ?

Image: JEAN-CHRISTOPHE BOTT / KEYSTONE

Grande solidarité mondiale avec la Suisse après le drame à Montana. Israël a envoyé quelques heures après l'incendie dans un bar, où au moins 40 personnes ont péri, des spécialistes au Valais. Selon les agences, l'équipe, qui appartient à la Croix-Rouge israélienne, devrait aider les autorités suisses à identifier les victimes de l'incendie. Les experts sont spécialisés dans l'identification des corps calcinés.

Un geste précieux, surtout quand on pense que la Suisse officielle ne s'est pas toujours comportée de manière neutre pendant la guerre de Gaza. Des membres du parti gouvernemental PS ont participé cet été à une manifestation pro-palestinienne où des drapeaux israéliens ont été brûlés en plein Berne. L'université de Genève, financée par des fonds publics, a pris ses distances avec l'Université hébraïque de Jérusalem en résiliant un partenariat stratégique. En d'autres termes: ne collaborez pas avec les Juifs.

Enfin, des fonctionnaires du Département des affaires étrangères (DFAE) ont conclu que les conditions étaient réunies pour que la Suisse reconnaisse la Palestine comme un État. La Direction du droit international ne voit pas de problème au fait que la Palestine soit gouvernée par le Hamas, une organisation terroriste. La « souveraineté » en Palestine peut selon le DFAE se manifester sous différentes formes et structures. D'autres pays, d'autres systèmes d'État.

Face à la catastrophe à Montana, on aimerait demander aux diplomates du DFAE : qu'a fait l'État potentiel de Palestine pour la Suisse jusqu'à présent? Où sont les témoignages de solidarité des dirigeants du Hamas? La Suisse, pour sa part, a évacué 100 Palestiniens et les a soignés dans les hôpitaux locaux. Le contribuable suisse devra en assumer les frais. En outre, la Suisse a envoyé 150 millions de francs à Gaza depuis le 7 octobre 2023, date à laquelle des Palestiniens ont tué plus de 1 000 Juifs et en ont enlevé 250.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 4
  • 2

«Qui êtes-vous pour exiger cela!»: Le président de la commune de Crans-Montana insulte un journaliste en raison de questions critiques sur les réglementations de sécurité incendie

Image: JEAN-CHRISTOPHE BOTT / KEYSTONE

Quarante morts, plus d'une centaine de blessés graves – mais au lieu de la transparence, c'est le silence qui règne: après l'incendie dévastateur dans une discothèque de la station de ski valaisanne de Crans-Montana, les autorités et les exploitants sont de plus en plus critiqués. Les indices de graves manquements à la sécurité se multiplient, alors que la commune n'a, jusqu'à présent, pas fourni d'explication claire quant à l'origine de la tragédie.

Comme le rapporte le magazine Der Spiegel, des images du club «Le Constellation» montrent des mousses acoustiques inflammables qui ont immédiatement pris feu au contact de cierges magiques. Une seule sortie de secours étroite était disponible. Le personnel aurait, selon des recherches, tenté d'éteindre l'incendie de façon précaire, au lieu d'évacuer immédiatement le club. Conséquence: des dizaines de clients, dont beaucoup de jeunes, n'ont pas pu s'échapper à temps.

Les exploitants – un couple d'aubergistes français – auraient rénové eux-mêmes le lieu en 2016. Les autorités soulignent leur volonté de coopérer, mais malgré une éventuelle responsabilité partagée, ils restent en liberté. Entre-temps, tous les profils sur les réseaux sociaux du bar ont été supprimés, bien qu'ils pourraient contenir des informations potentiellement pertinentes sur la nuit du réveillon.

La réaction du président de la commune Nicolas Féraud à une demande écrite de Spiegel a particulièrement attiré l'attention. À une question critique, à savoir si des réglementations de sécurité incendie, des sorties de secours, la capacité maximale avaient été respectées, Féraud a répondu: «Qui êtes-vous pour exiger cela! J'ai la décence de ne pas vous traiter comme vous le méritez et je m'efforce de vous informer que la police cantonale est chargée de renseigner la presse.»

Seuls des «contrôles annuels ou bisannuels» sont mentionnés.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 1
  • 0
David Biner

David Biner

Rapports des médias : Le propriétaire du bar mortel au Montana était-il autrefois un mafieux ?

Image: ANTONIO CALANNI / KEYSTONE

De plus en plus de détails sur le couple de propriétaires du bar mortel au Montana émergent. Comme le rapporte Le Parisien, l'homme, un Corse, est connu de la justice française. Il y a 30 ans, il a été accusé dans le cadre de proxénétisme. Des années plus tard, il a purgé une peine de prison notamment pour fraude, enlèvement et séquestration de personnes – des activités classiques de la mafia. Selon une source policière, l'homme n'a pas été associé depuis un certain temps au spectre du crime organisé, rapporte Le Parisien.

Même si ces informations ne peuvent pas être vérifiées rapidement: le couple de propriétaires avait également une réputation douteuse dans la scène gastronomique du Montana. Cela a été confirmé à plusieurs reprises ces dernières heures, après que de nombreux jeunes ont déclaré aux médias que le bar était connu pour sa tolérance en matière de contrôle de l'âge et de mesures de sécurité.

Les habitants du Montana rapportent à la Weltwoche qu'il y avait au moins auparavant une deuxième sortie dans l'établissement. On spécule que la pièce derrière était utilisée par le couple comme une sorte de débarras. Le directeur de la sécurité Stéphane Ganzer a également mentionné une deuxième sortie lors de la conférence de presse. Pourquoi celle-ci n'était évidemment pas ou peu utilisée par les clients n'est pas clair.

Un ancien DJ résident du lieu a déclaré aux médias français que lors de son emp​​loi, il n'avait jamais entendu parler d'une issue de secours par le couple de propriétaires. Pour les autorités municipales, les questions gênantes s'accumulent, non seulement concernant la protection contre les incendies et son contrôle. N'aurait-on pas dû aussi mieux examiner le couple de propriétaires lui-même? Qui sont les personnes avec qui la jeunesse du village et les jeunes touristes font la fête la nuit?

Mehr anzeigen
  • 0
  • 2
  • 0

Crans-Montana: Les exploitants auraient eux-mêmes modifié le bar mortel, selon le journal Kronen

Après l'incendie dévastateur dans le bar «Le Constellation», qui a coûté la vie à au moins 40 personnes, des détails bouleversants sur les responsables émergent au premier plan. Les exploitants, le couple d'entrepreneurs corses Jacques et Jessica Moretti, auraient eux-mêmes transformé le sous-sol de fête et l'auraient revêtu de mousse acoustique hautement inflammable - sans voies d'évacuation ni mesures de protection contre l'incendie appropriées, comme le rapporte le journal autrichien Kronen Zeitung.

Selon le parquet, les panneaux de mousse se seraient enflammés probablement à cause des cierges magiques sur des bouteilles de champagne. En quelques secondes, le sous-sol s'est transformé en piège de feu - un phénomène appelé «flashover» a fait prendre feu de manière explosive au matériel inflammable. De nombreux invités ont reconnu trop tard le danger, une panique s'est déclenchée.

Le couple Moretti avait déclaré dans une interview en 2016 avoir «presque entièrement rénové» le bar eux-mêmes. Le couple est maintenant fortement soupçonné. Les exploitants ont supprimé immédiatement les comptes de médias sociaux du bar après l'accident. Les images archivées montrent clairement le revêtement dangereux en mousse.

Jacques Moretti s'est montré «visiblement marqué» lors des entretiens avec les médias et a promis de coopérer avec les autorités d'enquête. Le parquet général du canton du Valais examine actuellement des poursuites pénales pour incendie criminel par négligence, homicide involontaire et blessures corporelles par négligence.

La commune de Crans-Montana est également critiquée. Le maire Nicolas Féraud n'a pas pu fournir d'informations sur les intervalles de contrôle des inspections de sécurité contre les incendies. Selon des témoins, le bar était connu pour ses «contrôles d'entrée laxistes» - même les mineurs auraient régulièrement eu accès.

L'identification des victimes reste difficile - de nombreux corps sont brûlés au degré d'être méconnaissables. Plusieurs dizaines de survivants luttent encore pour leur vie avec de graves brûlures.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 2
  • 0

«La sortie de secours était cachée dans la salle des fumeurs»: Un client régulier révèle de nouveaux détails sur la catastrophe de Crans-Montana

Après la catastrophe incendiaire dans le bar suisse «Le Constellation» à Crans-Montana, des survivants rapportent d'importantes lacunes de sécurité. Un client régulier a décrit au journal Bild qu'il y avait, en plus de l'escalier étroit, seulement une autre sortie de secours – cachée dans une salle des fumeurs séparée, qui apparemment était récemment utilisée comme débarras.

«Quand j'étais invité là-bas, la sortie de secours était toujours bloquée», a déclaré Andrea C. (31 ans), barman à Crans-Montana. Devant la porte, un canapé était placé, et des objets bloquaient le passage à l'extérieur. De nombreux clients n'étaient même pas conscients de l'existence de cette sortie.

Selon les autorités, le bar disposait de plusieurs sorties. Mais dans le chaos et la fumée dense, de nombreuses personnes ne pouvaient apparemment pas les trouver. Des vidéos montrent des clients inconscients allongés au sol bloquant le chemin de fuite.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 2
  • 0
02.01.2026
David Biner

David Biner

Jeunes victimes, jeunes héros: Après le drame de Crans-Montana, le président de la Confédération Parmelin rend hommage aux jeunes

Image: ALESSANDRO DELLA VALLE / KEYSTONE

Il vous coupe le souffle quand les survivants de l'enfer parlent de la nuit de la Saint-Sylvestre fatale. Chaos, panique, chaleur, enfer – le bar Le Constellation à Crans-Montana (VS) est devenu un piège mortel. Instinct et pure chance décident de la vie et de la mort. Plus de 100 personnes ont été blessées, beaucoup grièvement. Au moins 40 personnes sont décédées. Différentes interviews avec les personnes directement touchées circulent sur les réseaux sociaux. On comprend alors à quel point le public dans le bar était jeune. Aux alentours de 20 ans, nombreux étaient même mineurs, les tout jeunes de la Génération Z. Depuis des générations, le bar est un lieu de rencontre pour les jeunes locaux et leurs pairs surtout d'Italie et de France. De nombreux visiteurs de fêtes viennent à Crans-Montana depuis des générations. Dans le bar, des connaissances superficielles sont devenues des amitiés, « une communauté », comme l'a dit avec émotion le directeur de l'office du tourisme Jean-Daniel Clivaz à RTS. Et l'appel de Clivaz à toute la destination pour que la vie continue est d'autant plus touchant. Il y a matière à espérer: Des rapports circulent en ligne sur de très jeunes gens qui sont devenus témoins du drame par hasard et ont commencé immédiatement à apporter une aide temporaire aux secours. Apparemment, ils ont amené les blessés, souvent à moitié nus, dans des pièces chaudes. Ils ont procuré des couvertures, des vêtements, des chaussures. Ils ont parlé aux blessés pour qu'ils restent conscients. D'autres sont montés aussi loin que possible dans le bar pour sauver des vies. Une femme, pas encore 20 ans, raconte comment un garçon l'a tirée dehors, alors que des gens brûlaient à côté d'elle. Elle, son sauveteur et toutes les personnes concernées ne pourront jamais oublier cette tragédie. Pour beaucoup d'entre eux, il y a une jeune vie, une vie d'adolescent avant et une vie après cette nuit du Nouvel An. Le président de la Confédération Guy Parmelin (66 ans) a délibérément évoqué l'aspect générationnel et, au nom du gouvernement, a rendu hommage aux jeunes.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 2
  • 1
01.01.2026

«Terrible Tragédie»: Réactions des politiciens européens à la catastrophe d'incendie à Crans-Montana

Image: ALESSANDRO DELLA VALLE / KEYSTONE

Le président de la Confédération Guy Parmelin s'est montré profondément affecté par l'incendie dans un bar de la station de vacances de Crans-Montana: «Ce qui devait être un moment de joie s'est transformé le jour de l'an à Crans-Montana en un moment de deuil qui a touché tout le pays et bien au-delà.», écrit Parmelin sur X. Par respect pour les victimes, Parmelin a reporté son discours du Nouvel An prévu pour jeudi.

La tragédie a également suscité une grande consternation internationale. Le président français Emmanuel Macron a exprimé à la Suisse sa « pleine solidarité ». «Mes pensées vont aux familles en deuil et aux blessés», a écrit Macron sur X. Le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul (CDU) a déclaré: «Je suis profondément bouleversé par l'incendie mortel à Crans-Montana dans la nuit du réveillon de la Saint-Sylvestre.»

Le gouvernement italien a offert une aide concrète. Le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a confirmé que des forces de la protection civile de la Vallée d'Aoste et de la Lombardie étaient sur place. De plus, le centre spécialisé dans les brûlures Niguarda à Milan a été activé.

Selon la police cantonale valaisanne, plusieurs dizaines de personnes ont perdu la vie dans l'incendie du bar « Ice Lounge ». Environ 100 personnes ont été blessées. Les autorités écartent l'hypothèse d'un attentat – les indices indiquent clairement un incendie.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 0
  • 0
Philipp Gut

Philipp Gut

Au milieu de la fête, la mort survient: La nouvelle année commence par une tragédie en Valais – et enseigne l'humilité

Image: Alessandro della Valle/Keystone via AP

Un incendie dans un bar de Crans Montana a fait de nombreux morts et blessés lors de la nuit du Nouvel An. C'est la nouvelle qui domine les gros titres au matin de l'an nouveau. La cause est encore indéterminée, il est question de l'utilisation d'articles pyrotechniques.

Des incendies et des attaques avec des pétards sont également signalés dans d'autres pays, notamment depuis la capitale allemande, Berlin.

Les événements suscitent colère et humilité. Alors que les excès de violence en Allemagne, depuis la nuit du Nouvel An 2015/2016, font presque partie de la scène multiculturelle – symboles d'une politique d'immigration perverse que les politiciens responsables laissent encore irresponsablement se produire –, la tragédie du Bas-Valais touche au cœur.

Hier encore, nous avons regardé vers Crans Montana depuis l'autre versant de la vallée, par une splendide journée d'hiver remplie d'arbres blanc enchantés par le brouillard, scintillant au soleil. La nuit était étoilée, une lune brillante éclairait la région, les gens fêtaient joyeusement et paisiblement – et puis cet enfer s'est déclenché là-bas.

Au milieu de la fête, la mort est venue, arrachant les fêtards insouciants à la vie – un signal sur la rapidité avec laquelle tout peut se terminer, comment la joie peut se transformer en horreur, en tristesse, en mort. En plus de la compassion et de l'empathie, la tragédie de Crans Montana nous enseigne une attitude humble face à la vie.

Bien sûr, le réaliste et peut-être aussi le cynique en nous dit que la vie est toujours dangereuse. Mais si nous pouvions formuler un souhait pieux en ce début d'année, ce serait le suivant: Que cessent au moins les morts insensés, évitables, causés par l'homme.

Mehr anzeigen
  • 0
  • 1
  • 1
Abonnement
1. Start
2. Ihre Angaben
3. Zahlungsart
4. Abo prüfen

Oups ! Nous n’avons pas retrouvé votre formulaire.

1. Start
2. Ihre Angaben
3. Zahlungsart
4. Abo prüfen

Oups ! Nous n’avons pas retrouvé votre formulaire.

1. Start
2. Ihre Angaben
3. Zahlungsart
4. Abo prüfen

Oups ! Nous n’avons pas retrouvé votre formulaire.

1. Start
2. Ihre Angaben
3. Zahlungsart
4. Abo prüfen

Oups ! Nous n’avons pas retrouvé votre formulaire.

1. Start
2. Ihre Angaben
3. Abo prüfen

Oups ! Nous n’avons pas retrouvé votre formulaire.

Date de début: 01.04.2026
En passant une commande, vous acceptez nos Conditions générales
Vos informations
  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.
  • Ce champ est masqué lorsque l‘on voit le formulaire.
  • Ce champ est masqué lorsque l‘on voit le formulaire.
    (La newsletter peut être désabonnée à tout moment)

Netiquette

Les commentaires sur weltwoche.ch/weltwoche.de visent à faciliter un échange d'opinions ouvert entre les lecteurs. Il est important pour nous que des débats justes et objectifs soient menés dans toutes les sections de commentaires.

L'utilisation de la fonction de commentaire implique l'acceptation de nos règles.

Les critiques acerbes et factuelles concernant le contenu de l'article, des personnalités de l'actualité ou des contributions d'autres participants au forum sont les bienvenues, à condition qu'elles soient formulées avec politesse. En cas de doute, privilégiez un langage plus nuancé.

Les éléments suivants ne sont pas autorisés :

  • Antisémitisme / Racisme
  • Appels à la violence / Approbation de la violence
  • Propos vulgaires / Langage grossier
  • Insultes envers les autres participants du forum / Modifications désobligeantes de leurs noms
  • Comparaisons de politiciens, d'institutions ou de personnes démocratiques avec le national-socialisme
  • Insinuations / Contre-vérités justifiables
  • Commentaires ou sections entières rédigés en majuscules uniquement
  • Commentaires sans rapport avec le sujet de l'article
  • Série de commentaires (deux commentaires ou plus à la suite pour contourner la limite de caractères)
  • Commentaires à caractère commercial
  • Commentaires contenant de nombreux caractères spéciaux ou présentant une orthographe et une ponctuation incorrectes
  • Commentaires contenant plusieurs caractères externes Lien
  • Commentaires contenant un lien vers des sites douteux
  • Commentaires contenant uniquement un lien sans contexte descriptif
  • Commentaires non rédigés en allemand. La langue du forum est l'allemand.

Média engagé dans la liberté d'expression, Weltwoche Verlags AG adopte une approche libérale en matière de publication de commentaires. Les évaluateurs s'efforcent de faire preuve de discrétion et de bon sens dans leurs évaluations.

L'équipe éditoriale en ligne se réserve le droit de rejeter des commentaires à sa seule discrétion et sans indication de motifs. Veuillez noter que l'évaluation des commentaires n'est pas une science exacte et que des erreurs peuvent survenir. Cependant, il n'existe généralement aucun droit à la publication d'un commentaire. Aucune correspondance ne peut être échangée concernant des commentaires individuels non publiés. Par ailleurs, l'équipe éditoriale se réserve le droit d'apporter des modifications.