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Nouvelle édition

Édition 14/2026 du 02. avril 2026
Trinquons à la victoire d’Orban!
Je suis le seul journaliste de l’Europe de l’Ouest à dire que le premier ministre hongrois gagnera les élections. Parce que je suis le seul journaliste de l’Europe de l’Ouest qui sait calculer.
ABO

REGARD SUR LE TEMPS

C’est une particularité de notre époque que la faculté de jugement de nombreux contemporains semble d’autant plus prompte que la situation devient plus opaque. À peine les premiers coups ont-ils été portés dans l’espace persan que déjà s’élèvent ces voix qui invoquent la fin de l’hégémonie américaine ou – au contraire – prophétisent la pacification définitive de l’Orient par l’épée. L’auteur, qui a vu se lever au cours de sa longue carrière professionnelle plus d’une tempête dans le verre d’eau diplomatique comme sur les champs de bataille du monde, se permet ici un mot de retenue. Qui aujourd’hui, s’appuyant sur les dépêches du New York Times ou les analyses acérées du Wall Street Journal, proclame déjà le vainqueur, méconnaît la nature de ce conflit. Nous observons une confrontation où la technique se mesure à la géographie, la logistique au fanatisme de la foi martyrologique chiite. Un bilan honnête après ces premières semaines ne peut être que le suivant: nous connaissons la vulnérabilité des deux camps, mais l’ampleur de la secousse échappe encore à tout calcul. Tandis que la presse occidentale – du Financial Times aux grands journaux de Manhattan – souligne la supériorité opérationnelle de la coopération américano-israélienne, des voix comme celles venues de Russie ou des observateurs du Sud global mettent en garde contre les réactions en chaîne incontrôlables dans l’architecture de l’approvisionnement énergétique. L’Iran est-il avantagé parce qu’il opère sur son propre sol et le dos au mur? Ou bien les États-Unis, parce que leur poigne technologique s’étend plus loin que ne l’avaient jamais rêvé les mollahs de Téhéran? La vérité réside sans doute dans le malaise de l’indécision. Une « victoire » au sens classique est à peine concevable sur ce terrain; demeure l’angoissante question de savoir si l’Occident est prêt à payer le prix d’un ordre qu’il peut imposer militairement, mais qu’il peut à peine administrer politiquement. C’est avec un mélange de perplexité et de profonde inquiétude que l’auteur observe le climat publiciste qui s’est répandu des salles de rédaction berlinoises, en passant par la ville sur la Limmat, jusqu’aux rives de la Tamise. Il semble presque que les plumes dirigeantes des grands quotidiens, dans leur ressentiment compréhensible face aux rudesses du président américain en exercice, aient perdu tout sens des proportions. Les têtes d’une sombre théocratie à Téhéran – des hommes pour qui le mot liberté n’existe qu’à titre de menace – sont ainsi dépeintes avec une mentalité de gant de velours que l’on refuse systématiquement au chef élu de la plus puissante démocratie du monde. On se demande avec étonnement: l’aversion envers la personne de Trump a-t-elle déjà pénétré si profondément dans la chair de l’opinion publique que l’on en vient à voir dans le régime des mollahs le moindre mal? L’auteur met en garde contre la tentation de façonner un monstre à partir d’un certain malaise esthétique à l’égard du style en vigueur à Washington, tout en contemplant le fanatisme religieux en Orient à travers les lunettes d’une indulgence diplomatique. Sans se rendre suspect d’un enthousiasme sans critique pour le mouvement Maga – dont la véhémence doit souvent rester étrangère au conservateur européen –, l’honnêteté intellectuelle impose de maintenir les critères. Un homme d’État qui place bruyamment les intérêts nationaux au premier plan peut irriter; mais un système qui érige l’oppression en devoir divin se situe sur un tout autre plan moral. Il serait souhaitable que la presse occidentale ne perde pas complètement, dans le bourbier des affects, la distinction entre un allié difficile et un adversaire de principe des Lumières. Nous parvient enfin la nouvelle de Kiev selon laquelle M. Zelensky évoque un ultimatum russe concernant le Donbass. L’Ukraine disposerait ainsi de deux mois pour l’évacuer, faute de quoi Moscou prendrait ce qu’il convoite. Est-ce là un signe de force ou de faiblesse de Poutine? Qui étudie les sources internationales y discerne un double visage. D’un côté, le Kremlin affiche la dureté intacte du conquérant qui joue la montre. De l’autre, la limitation dans le temps révèle une certaine hâte; l’économie russe, de plus en plus « iranisée » et gémissant sous la pression des sanctions, ne supporte pas une guerre d’usure sans fin. Un ultimatum est souvent le dernier moyen de celui qui ne peut plus imposer la victoire et tente dès lors de la faire advenir par les mots. L’observateur avisé y verra plutôt la nervosité d’un régime qui sait que ses réserves aussi sont limitées. Il reste à espérer que la raison triomphera du diktat de la violence – même si les signes du temps parlent actuellement un autre langage. Dans cette ancienne rubrique de la Weltwoche, la rédaction rassemble des nouvelles politiques actuelles telles que le fondateur du journal, Karl von Schumacher (1894–1957), les aurait peut-être commentées. Schumacher a servi dans la diplomatie, a écrit pour la Neue Zürcher Zeitung et s’est lancé en 1933 dans l’aventure de la création d’un journal.
ABO

Lionel Jospin (1937 – 2026)

Enfin, les espoirs de l’après-guerre s’étaient réalisés, de la Résistance à la révolution: avec l’élection de François Mitterrand en 1981, la gauche française était arrivée au pouvoir. Jack Lang devint ministre de la Culture éternel, Laurent Fabius le plus jeune Premier ministre. En tant que conseillers du président, Ségolène Royal et François Hollande firent leur entrée à l’Élysée. Lionel Jospin, qui avait fait son apprentissage chez les trotskistes, devint, au cours de la longue marche, d’abord premier secrétaire du Parti socialiste. Les socialistes remplacèrent le socialisme par l’antiracisme, qui fut célébré comme nouvelle idéologie d’État à l’occasion des festivités du 200e anniversaire de la Révolution française. Quatre mois plus tard, le mur de Berlin tomba – et les Français levèrent le voile: à Creil, dans la banlieue parisienne, trois lycéennes refusèrent d’ôter leur foulard. Lionel Jospin, entre-temps ministre de l’Éducation nationale, rappela à l’ordre le recteur qui voulait leur refuser l’accès à l’établissement. Des intellectuels de gauche, attachés à l’universalisme et à la laïcité de la République, comme Élisabeth Badinter, Régis Debray et Alain Finkielkraut, accusèrent Jospin de capitulation. Le dauphin ne perdit que de justesse l’élection pour la succession de Mitterrand face à Jacques Chirac. Mais aux législatives, les socialistes remportèrent la majorité et formèrent le gouvernement avec les Verts et les communistes. Les Français aimaient la cohabitation du roi conservateur ronflant avec le bon père de famille protestant Jospin comme Premier ministre. La gauche se complaisait dans une perte de contact croissante avec la réalité et instaura la semaine de 35 heures. À la fin du deuxième millénaire, la France vécut ses derniers années insouciantes à ce jour et remporta pour la première fois à domicile la Coupe du monde de football en 1998. Ce triomphe fut érigé en contrat social contre Jean-Marie Le Pen, qui avait insulté les joueurs noirs par des propos racistes. Dans l’euphorie, la ministre communiste des Sports organisa le premier match international contre l’Algérie. Il eut lieu peu après l’attentat contre les Twin Towers et dut être interrompu. Jospin quitta le stade précipitamment – il perdit par avance l’élection présidentielle de 2002. À sa place, Le Pen accéda au second tour. Le jour même, Jospin annonça son retrait de la vie politique. Jean-Marie Le Pen fut enterré comme le « diable de la République », il était mort le jour du dixième anniversaire de l’attentat contre Charlie Hebdo. Lionel Jospin mourut le dimanche des élections municipales, fin mars. À Creil, les socialistes perdirent leur hégémonie de plusieurs décennies. Déjà pendant la campagne, la maire avait dû être placée sous protection policière. Ses adversaires menèrent campagne avec le « grand remplacement » comme utopie de la « nouvelle France antifasciste » et avec des vidéos simulant son exécution par balle. Par endroits, le rôle de Jospin comme fossoyeur de la République fut évoqué.
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Peter Spuhler coupe la route à l’UDC

Lors de l’assemblée des délégués de l’UDC à Maienfeld (GR) samedi, les choses étaient claires: soutien unanime à l’initiative pour le pilotage de l’immigration. Le parti affiche son unité sur une question qui le marque depuis des années. Mais à peine les applaudissements sont-ils retombés qu’une personnalité en vue envoie un signal contraire. Peter Spuhler, entrepreneur et ancien conseiller national UDC, a été invité « par hasard » le même jour par la radio SRF à l’émission « Samstagsrundschau ». Pour y annoncer qu’il rejetterait l’« initiative des 10 millions ». Elle serait trop « extrême », mais il faudrait toutefois « une solution ». Quelle solution Spuhler a-t-il en tête? Si l’initiative échoue, le statu quo demeure – et donc une immigration non maîtrisée. La gauche est prête à aborder le problème à sa manière. Ce qui signifie: plafonnement des loyers, plus de bureaucratie du logement, plus d’État, moins d’économie. Un avant-goût en a été donné par le conseiller fédéral socialiste Beat Jans avec ses propositions: allocations familiales plus élevées, subventions supplémentaires pour la construction de logements, des milliards pour les transports publics. L’intervention de Spuhler ressemble donc moins à une contribution constructive qu’à une esquive. Qui rejette l’initiative doit dire ce qui doit s’appliquer à la place – de manière concrète, vérifiable et susceptible de rallier une majorité. Se contenter de renvoyer à des « solutions » ne suffit pas. Au bout du compte se pose la question à laquelle Spuhler laisse jusqu’ici sans réponse: veut-il réellement soutenir la ligne de ceux qui gèrent le problème depuis des années et tentent de le soigner avec toujours plus d’État?

Chroniques

Kurt W. Zimmermann

Couvertures et éditions

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