Lorsqu’il est question de politique de sécurité suisse, personne ne fait autant de vacarme que Georg Häsler dans la NZZ. Il compare la satisfaction de soi actuelle à celle des gracieux seigneurs de Berne en 1798, avant l’invasion des Français. Or, avant sa chute, Berne n’était pas un canton démocratique, mais une cité-État aristocratique où les hautes fonctions étaient attribuées exclusivement en fonction de la naissance. Il n’y avait pas alors 730 000 citoyens ayant le droit de vote, mais un minuscule groupe de patriciens qui dominaient un vaste territoire allant de l’Argovie au Pays de Vaud.
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