Il y a dans la fournaise du sud de l'Europe au début de juin quelque chose de magique, qui transforme, pour un instant, tout ce qui pèse dans le temps en une légèreté dansante et oublieuse. Il y a, en ce début d'été, des légions de papillons, bien plus que d'habitude, se baignant dans les dernières fleurs. Il y a aussi cette lumière qui enveloppe de candeur toute la tragédie quittant l'horizon et s'approchant de nous. Il y a la mer, déjà trop chaude pour la saison, mais encore imprégnée d'une touche de fraîcheur, ramenant à la zone de confort de l'être. Il y a les nuits au clair de lune qui, à deux heures du matin, font oublier la chaleur du jour. Et il y a l'espoir ...