Le premier pays occupé par Adolf Hitler n'était ni l'Autriche ni la Tchécoslovaquie, mais l'Allemagne. C'est cette impression qu'on pourrait avoir en suivant les débats actuels en République fédérale sur la fin de la Seconde Guerre mondiale. Des politiciens de divers horizons rappellent avec un visage sérieux le « Jour de la libération », comme on appelle de plus en plus souvent la capitulation inconditionnelle de la Wehrmacht allemande. L'entrain avec lequel ils le font rappelle la phrase du journaliste Johannes Gross : « Plus le Troisième Reich est mort depuis longtemps, plus la résistance contre Hitler et les siens est forte. »
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