Pour le congrès du parti du 28 février, l’aile dite réformatrice des socialistes autour du conseiller aux États zurichois Daniel Jositsch s’était fixé de grands objectifs. Après des décennies de tolérance silencieuse de l’article sur l’abolition de l’armée dans le programme du PS, Jositsch et ses compagnons de route voulaient enfin revenir à une politique de sécurité plus pragmatique. Comme l’a rapporté la NZZ am Sonntag, ils ont déposé une motion en ce sens. L’abolition de l’armée serait dépassée. «Afin que le PS puisse continuer à mener une politique crédible, il faut reconnaître que nous avons besoin d’une armée», y est-il écrit selon le j ...