Un grand inconvénient de ce prétendu âge de la raison, de la science, de l’industrialisation, de la numérisation et du règne des algorithmes est le désenchantement du ciel. Peut-être, oserait-on en douter, Dieu lui-même n’y habite-t-il même plus.
Autrefois, le ciel était un lieu peuplé, plein de vie immortelle, à la fois proche et lointain, refuge salvateur et lieu de menaces. Il y avait les dieux, mais aussi les démons, les esprits, qui livraient sans relâche des combats cosmiques, un éternel bien contre mal. Il y avait des éclairs, des tempêtes, des déluges forgés dans les profondeurs du ciel, et des nuages y enflaient de manière menaçante. Et la nuit, ...