Personne n’est aussi mauvais que sa réputation. Et personne n’est aussi bon que son éloge funèbre. Avec une pluie de fleurs longue de plusieurs pages, la NZZ a fait ses adieux au conseiller national socialiste démissionnaire Eric Nussbaumer. Le gros titre était : « Le plus grand Européen du Palais fédéral s’en va ». Le plus grand de tous les grands Européens. À côté d’Eric Nussbaumer, Konrad Adenauer, Charles de Gaulle ou Winston Churchill ressemblent à de petites saucisses.
Avant de rédiger leur hymne de louange, les deux auteurs de la NZZ se sont renseignés auprès de l’épouse de Nussbaumer, Margrit, pour savoir comment elle voyait son mari. Exactem ...