L’adjectif « dernier » doit être utilisé avec parcimonie, pour qu’il fasse mouche lorsqu’on en a besoin – Valentino fut le dernier couturier, le dernier empereur même, comme l’indique le titre d’un documentaire de 2008 qui lui est consacré.
Dès le début de sa carrière, l’Italien visait haut et toucha plus haut encore. Il habillait des princesses – « couronnées, déchues, celles d’Hollywood et celles de la bonne société », New York Times – et s’éleva lui-même du rang de couturier royal à celui de châtelain. Il put s’offrir l’ancien château d’une maîtresse de Louis XIV ainsi qu’une véritable cour; pour se rendre dans ses maisons en ...