Les vacances d'été touchent à leur fin, la Suisse se prépare à ses négociations avec l'Union européenne. J'ai de plus en plus l'impression que la Suisse s'en sortira bien. Je ne partage pas le pessimisme superficiel, l'excitation stérile de nos élites politiques et médiatiques. Je ne pense pas que la Suisse soit à la veille d'énormes conflits, de problèmes insolubles ni d'une nouvelle ère glaciaire faite d'isolement ou de mise à l'écart en Europe. Les craintes sont exagérées. La Suisse n'a pas non plus besoin de se réinventer pour s'entendre avec ses amis et voisins européens. Considérons froidement la situation avec réalisme: la Suisse veut reprendre en main la questi ...