«J'aime la France et la Belgique, mais nous ne devrions pas tomber à ce niveau.» Il ressort clairement de ce commentaire privé de Winston Churchill à son médecin personnel en 1953 que le légendaire héros de guerre et Premier ministre britannique n'était pas un chantre inconditionnel de l'unification européenne. Churchill a également souligné dans son célèbre discours de Zurich en 1946 que la Grande-Bretagne devrait plutôt être une «amie» et un «sponsor» qu'un membre à part entière de ces «États-Unis d'Europe», dont il a immédiatement dépeint les contours dans son allocution après la fin de la guerre. En 1930, il écrivait déjà dans un article: «Nous sommes pour ...