On nous répète à l'envi en Europe que les critiques d'une adhésion suisse à l'UE, voire de tout autre rapprochement institutionnel entre la Suisse et l'UE, sont «fondamentalement», «fanatiquement», «maladivement» et cætera contre l'Union européenne. On nous reproche de sabler en catimini le champagne à chaque échec de réforme de la dette grecque, à chaque nouvelle directive européenne sur les concombres, pour trinquer avec jubilation au naufrage imminent de l'Europe. C'est absurde.
Personne en Suisse ne se réjouit quand l'UE va mal. Au contraire. La Suisse est par nature un pays pauvre, sans richesses minières ni colonies. Elle veut coopérer si possible étroitement ...