Le Secrétariat d’État aux migrations du conseiller fédéral Beat Jans sait-il encore où est le haut et où est le bas?
Lors de l’heure des questions au Conseil national, le conseiller national UDC Walter Gartmann a déposé la question brûlante suivante: le Conseil fédéral maintient le statut de protection pour au total 14 000 hommes ukrainiens astreints au service militaire qui vivent chez nous en Suisse, alors que leurs concitoyens défendent le pays, a écrit le parlementaire. Et il a poursuivi: à plusieurs reprises déjà, le Conseil fédéral a été invité à rappeler à ces soldats leurs devoirs envers la patrie pour la défense de leur pays et à organiser leur retour. Gartmann voulait savoir pourquoi le Conseil fédéral et le Secrétariat d’État aux migrations ignoraient cette demande.
Peter Klaunzer/Keystone
La réponse du département du conseiller fédéral Beat Jans: « Si le statut S était refusé à tous les requérants soumis à l’obligation de servir, ces personnes pourraient à tout moment déposer une demande d’asile. » Or, un objectif central de l’octroi temporaire de la protection est précisément d’éviter une surcharge administrative et financière du système d’asile.
Il s’agit d’une réponse absurde, estime Pascal Schmid, responsable du dossier asile de l’UDC. « Nous accueillons donc des personnes astreintes au service militaire parce qu’elles pourraient sinon déposer une demande d’asile qui devrait être rejetée avec une certitude de 100 % pour cause de désertion. » De plus, nous affaiblissons ainsi militairement l’Ukraine aux frais de nos contribuables.