Avec le nouveau paquet de traités de l'UE, le Conseil fédéral souhaite que la Suisse adopte en permanence les nouvelles directives de l'UE dans tous les accords.
Un avant-goût de ce qui pourrait nous attendre dans les années à venir, si les traités de l'UE sont approuvés par les électeurs, a été offert par le débat sur le développement de Schengen/Dublin au Conseil national.
En tant qu'État associé, nous sommes ici tenus de suivre. Dix directives et règlements de l'UE sur le nouvel assistant européen en matière de migration et le pacte d'asile étaient en débat jeudi. Cela représente 300 pages de message, quatre décisions fédérales, 126 pages d'adaptations législatives, comme l'a calculé le conseiller national UDC Pascal Schmid (TG) dans la salle du Conseil.
Qu'est-ce qui attend alors la Suisse en termes de déluge législatif et de bureaucratie avec l'adoption dynamique de nouvelles lois à côté des accords bilatéraux existants ?
Cela mènerait au Parlement à un débat factice après l'autre. Débat factice parce que nous pouvons certes en discuter, mais sans avoir la liberté de dire non. Sinon, nous risquons des sanctions de la part de l'UE.