Le président américain Donald Trump menace l’Iran d’une vaste intensification des frappes dans les 48 heures. «Le temps presse – 48 heures avant que l’enfer ne se déchaîne sur eux», a écrit Trump samedi après-midi sur sa plateforme Truth Social.
Cette menace intervient peu avant l’expiration d’un ultimatum fixé par Washington, qui vise soit à obtenir un accord, soit à forcer la réouverture du détroit d’Ormuz. Aucune réaction officielle de Téhéran n’a pour l’instant été communiquée. Parallèlement, la situation militaire se dégrade: selon les médias d’État iraniens, de nouvelles attaques contre la centrale nucléaire de Bouchehr ont été signalées, au cours desquelles un garde aurait été tué. L’Agence internationale de l’énergie atomique a toutefois déclaré qu’aucune hausse des niveaux de radiation n’avait été constatée.
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La Russie a annoncé avoir retiré 198 autres travailleurs de Bouchehr, après avoir déjà évacué du personnel auparavant. Le ministre iranien des Affaires étrangères a, de son côté, mis en garde contre les conséquences de nouvelles attaques contre les installations nucléaires et évoqué de possibles répercussions graves pour l’ensemble de la région du Golfe.
Dans le même temps, le conflit s’intensifie à plusieurs niveaux. Les attaques de drones iraniens contre Bahreïn se multiplient, tandis que le détroit d’Ormuz reste en grande partie bloqué. Environ 20 % du transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié passent par ce goulet maritime – en conséquence, marchés et gouvernements réagissent avec nervosité. Des informations issues de milieux du renseignement indiquent que Téhéran entend maintenir le blocus comme moyen de pression stratégique.
Sur le plan militaire également, la situation se tend: l’Iran annonce avoir abattu un avion de combat américain, tandis que les forces américaines et iraniennes recherchent un membre d’équipage porté disparu. Parallèlement, les attaques réciproques entre Israël et le Hezbollah se poursuivent.
Les efforts diplomatiques stagnent. Une rencontre prévue entre les États-Unis et l’Iran est jugée improbable, les tentatives de médiation sont au point mort. Le risque d’une nouvelle escalade augmente ainsi – avec des conséquences directes pour l’approvisionnement énergétique, le commerce et la sécurité dans toute la région.