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Après l'éboulement à Blatten, le Conseil des États a décidé de soutenir les habitants avec cinq millions de francs d'aide immédiate. D'autres localités également touchées n'ont rien reçu. Pour la protection contre les dangers naturels en Suisse, l'Office fédéral de l'environnement a dépensé 38 millions de francs l'année dernière. Le budget fédéral s'élevait à environ 85 milliards de francs. Une telle répartition des fonds est-elle appropriée ? Et combien la protection civile en Suisse devrait-elle réellement valoir ? De telles questions prennent une dimension supplémentaire, surtout face aux milliards de fonds qui s'écoulent chaque année à l'étranger. Le Parlement s'en préoccupe aussi depuis des semaines. Juste un exemple ici : le Secrétariat d'État à l'économie (SECO) finance en République tchèque avec pas moins de 38,4 millions de francs le programme « Tourisme durable et promotion de la biodiversité ». Selon le département économique de Guy Parmelin, cela permet d'améliorer la « connectivité aquatique et terrestre pour diverses espèces animales et végétales ». De plus, le programme « contribue à l'objectif de la Suisse de protéger le climat ». En bref : Apparemment, la protection civile est moins valorisée en Suisse que la biodiversité en République tchèque. Le gouvernement accorde en tout cas une priorité financière plus élevée à la protection du climat dans cet ancien état du Pacte de Varsovie. Comment une telle priorisation est-elle possible est – pour le dire gentiment – assez étonnant. Cela ne favorise certainement pas le climat politique en Suisse.