Un éducateur de crèche de 33 ans aurait abusé sexuellement d’au moins quinze tout-petits dans des établissements à Winterthour et à Berne. Selon l’acte d’accusation, les faits présumés se seraient produits pendant les heures de travail et à huis clos.
Selon le ministère public, l’accusé travaillait comme responsable de groupe et se retrouvait régulièrement seul avec des enfants âgés d’un à quatre ans. Il aurait abusé des enfants pendant plusieurs minutes dans des dortoirs, des salles de groupe et des toilettes.
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Dès l’été 2022, l’homme avait été soupçonné à Winterthour, après qu’une agression présumée sur une fillette de quatre ans eut été signalée. La procédure avait toutefois été classée faute de soupçons suffisants. L’éducateur avait perdu son poste, mais avait ensuite pu continuer à travailler dans une crèche à Berne. Cela s’explique aussi par le fait que ses anciens employeurs, en raison de leurs obligations de confidentialité, n’avaient pas fourni d’éléments à charge.
De nouvelles investigations ont été ouvertes à l’été 2024, lorsque l’accusé a été visé par les autorités en raison de soupçons de pédopornographie. Les enquêteurs ont alors saisi plus de 800 images et vidéos, dont des enregistrements réalisés dans des structures d’accueil.
Alors que les crèches concernées affirmaient qu’il n’y avait eu aucun indice d’abus, l’acte d’accusation dresse un autre tableau: des enfants se seraient débattus lors du change, auraient présenté des inflammations dans la région intime ou auraient rejoué des agressions présumées.
Le ministère public reproche notamment à l’homme des actes de débauche, de contrainte sexuelle, de viol et des actes d’ordre sexuel avec des enfants.
Pour en savoir plus sur le thème de la prise en charge extrafamiliale, lisez l’article de couverture du numéro actuel de la Weltwoche: « On met en garde contre les crèches ».