Mieux vaut tard que jamais : Les représentants du peuple élus par le souverain suisse réalisent actuellement qu'ils sont dépossédés par la Commission européenne et dupés par l'équipe de Bruxelles autour de l'europhile et Conseiller national socialiste Eric Nussbaumer.
Ces derniers jours, il est devenu évident - grâce à la couverture médiatique de la NZZ - que la Suisse devra désormais adopter directement le droit européen si elle accepte les accords avec l'UE.
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Le peuple, tout comme le Parlement, sont ainsi de facto exclus. Quelques fonctionnaires, sur ordre du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), valideront à l'avenir « consensuellement » les nouveaux actes législatifs avec les représentants de l'UE. C'en est fini des compétences du Parlement.
Désormais, le Conseiller national du centre, Gerhard Pfister, ainsi que la Conseillère aux États des Verts libéraux, Tiana Moser, demandent une plus grande implication du Parlement. Le Parlement devrait au moins être informé à temps des nouvelles règles que Bruxelles souhaite imposer à la Suisse, disent-ils à SRF.
Manifestement, ils ne font plus confiance à Nussbaumer et son entourage. Les europhiles prétendent toujours qu'avec l'adoption directe du droit de l'UE, la Suisse gagnerait en souveraineté.