Face à la situation actuelle en Iran, le groupe parlementaire de Die Linke au Bundestag réclame des voies de fuite sûres et légales vers l’Allemagne ainsi qu’un arrêt des expulsions pour les ressortissants iraniens. La porte‑parole du groupe pour la politique intérieure, Clara Bünger, a déclaré que les personnes en quête de protection devaient pouvoir s’adresser aux représentations diplomatiques allemandes dans les pays voisins de l’Iran.
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Sur place, les personnes concernées devraient « obtenir sans complications des visas humanitaires pour une entrée sûre » en Allemagne. La condition préalable serait que le gouvernement fédéral rende à nouveau possible l’admission sur la base de l’article 22 de la loi sur le séjour.
La coalition formée par l’Union et le SPD avait auparavant mis fin aux programmes humanitaires d’admission correspondants. Bünger a critiqué cette décision. « De nombreuses personnes en Iran voudront maintenant, à juste titre, mettre à l’abri leur famille et elles‑mêmes », a‑t‑elle déclaré. Elle a en même temps accusé la direction iranienne d’opprimer massivement la population.
Le porte‑parole pour la politique intérieure du groupe CDU/CSU, Alexander Throm, a contesté la présentation d’un vaste mouvement de fuite imminent. « Pour le moment, je ne vois pas un exode massif se diriger vers l’Europe », a‑t‑il déclaré. Il est surtout important, selon lui, de soutenir les pays voisins de l’Iran dans l’accueil des personnes en quête de protection.
Les organisations internationales ne signalent actuellement pas non plus de grands mouvements de fuite en provenance d’Iran. Les organisations humanitaires mettent toutefois en garde contre une charge humanitaire croissante dans la région. Selon les Nations unies, rien qu’au Liban, plus de 30 000 personnes ont été enregistrées dans des abris d’urgence à la suite des frappes aériennes israéliennes.