D'ici 2045 au plus tard, environ un tiers des services publics municipaux en Allemagne prévoient de fermer leur réseau de gaz. C'est ce que révèle une enquête de l'association sectorielle des entreprises communales (VKU). 46 % des fournisseurs sont encore indécis sur leur conversion future au biogaz ou à la fermeture totale des réseaux. Seulement huit pour cent prévoient d'utiliser leurs réseaux à long terme pour des gaz climatiquement neutres, rapporte le journal Bild.
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Pour de nombreux foyers, cela signifie que l'ère du chauffage au gaz touche à sa fin. Des millions d'Allemands devront se procurer de nouveaux systèmes de chauffage dans les prochaines années - comme des pompes à chaleur ou un raccordement au chauffage urbain. Les coûts de démontage et de conversion peuvent par ailleurs dépasser les 10 000 euros par ménage.
« Celui qui ne pourra plus chauffer au gaz ou au pétrole en 2045 devra pouvoir se fier à des alternatives abordables », demande le directeur général du VKU, Ingbert Liebing. Il ne s’agit pas seulement de foyers, mais aussi de 1,4 million d’entreprises de taille moyenne qui dépendent de sources d’énergie gazeuses. « Nous devons pouvoir commencer à creuser maintenant », ajoute Liebing.
Certaines villes affichent déjà un calendrier concret: Mannheim souhaite fermer son réseau de gaz d'ici 2035, Augsburg, Hanovre et Würzburg planifient la sortie d'ici 2040. À Munich et Ratisbonne, cela devrait se faire au plus tard en 2045.