C’est à peine croyable: actuellement, une guerre oppose les États-Unis et quelques alliés au régime des mollahs en Iran. Les États riverains sont eux aussi touchés par des contre-attaques iraniennes. Même le membre de l’OTAN qu’est la Turquie est la cible de missiles, tout comme l’État membre de l’UE Chypre, où des bases militaires britanniques ont été visées par des frappes de drones. Malgré cela, le Premier ministre de gauche Keir Starmer a longtemps hésité à envoyer un porte-avions en direction de l’île méditerranéenne. Pourquoi donc? Parce que, depuis longtemps déjà, ce sont les musulmans qui font la loi au sein de son parti travailliste.
Andreas Becker/Keystone
En pleine « ambiance de bombes », le Conseil national suisse a débattu lors de sa session de printemps de l’opportunité d’inscrire plus précisément la neutralité dans la Constitution fédérale. Afin de ne pas laisser la neutralité suisse, jusqu’ici perpétuelle, à la discrétion du Conseil fédéral au cas par cas – comme cela s’est produit au déclenchement de la guerre en Ukraine. Pour que la population puisse vivre dans la paix et la sécurité.
On pourrait penser que la guerre au Moyen-Orient, tout comme l’histoire plus que bicentenaire et couronnée de succès de la neutralité, inciterait les représentants du peuple à défendre cette neutralité éprouvée. Ce n’est toutefois nullement le cas pour la grande majorité. L’initiative sur la neutralité a été massivement rejetée.
Tous les partis, à l’exception de l’UDC, préfèrent livrer la neutralité actuelle à un rapprochement avec l’OTAN et l’UE. Dans l’espoir que ces alliances viendraient volontiers en aide à la Suisse en cas de guerre. Pourtant, chaque conseiller national et chaque conseillère nationale devrait simplement se poser une question très simple: qu’est-ce qui est le plus probable? Que notre pays soit soutenu en cas d’attaque extérieure? Ou que des soldats suisses doivent soutenir les autres en cas d’attaque? Pour ensuite, dans l’accomplissement d’un mandat pour l’alliance militaire de l’OTAN ou de l’UE, rentrer au pays dans des sacs mortuaires.