L’accord de libre-échange entre l’UE et les États du Mercosur devrait être appliqué à titre provisoire à partir du 1er mai 2026 . La Commission européenne a indiqué qu’il s’agissait ainsi d’une étape centrale vers la mise en œuvre du traité.
Olivier Matthys/EPA/Keystone
La condition préalable est que tous les pays partenaires sud-américains aient ratifié l’accord. Le Paraguay a été le dernier à approuver le traité; auparavant, l’Argentine, le Brésil et l’Uruguay avaient déjà achevé leurs procédures. L’accord avait été signé au début de l’année après plus de 25 ans de négociations.
L’objectif de l’accord est la réduction des droits de douane et des barrières commerciales. Les industries européennes, notamment les constructeurs automobiles, les fabricants de machines et le secteur pharmaceutique, devraient en bénéficier tout particulièrement. Actuellement, le droit de douane sur les exportations de voitures vers les États du Mercosur est d’environ 35 %. Avec l’accord, de tels obstacles doivent être progressivement supprimés et les échanges commerciaux sensiblement intensifiés.
Toutefois, une entrée en vigueur formelle pourrait être retardée. Le Parlement européen a décidé de faire examiner le traité par la Cour de justice de l’Union européenne avant de donner son approbation définitive. Selon des informations en provenance du Luxembourg, de telles procédures peuvent durer entre 16 et 26 mois.
L’accord est critiqué par ses opposants, qui redoutent des effets négatifs sur les normes de protection de l’environnement, des consommateurs et du bien-être animal. Il est également reproché au texte de pouvoir être mis en œuvre sans l’unanimité de tous les États membres de l’UE. La Commission européenne rejette ces accusations et voit dans l’accord avant tout des opportunités économiques.
Avec l’application provisoire, l’UE entend néanmoins créer rapidement des faits accomplis. Pour les entreprises, une nouvelle phase des échanges commerciaux avec l’Amérique du Sud s’ouvre ainsi.