Le chancelier fédéral Friedrich Merz veut, après l’échec du contrôle des chats au niveau de l’UE, faire avancer une réglementation nationale en Allemagne. Il a annoncé qu’un projet correspondant devrait être adopté en Conseil des ministres d’ici l’été.
Comme l’a expliqué Merz, il réagit ainsi à la décision du Parlement européen de laisser expirer une dérogation existante permettant la fouille volontaire des conversations privées. Le président de la CDU s’est dit « vraiment profondément déçu » et a qualifié la fin de cette réglementation de « grave revers pour la protection de nos enfants ».
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Le contrôle des chats prévu doit servir à lutter contre la diffusion de représentations d’abus sexuels sur enfants. Les fournisseurs de services de messagerie pourraient être tenus de fouiller automatiquement les communications privées. Jusqu’à présent, cela n’était possible que sur une base volontaire.
Merz a déclaré que l’on voulait « au moins trouver une solution au niveau national ». La ministre fédérale de l’Éducation et la ministre de la Famille travaillent déjà sur des propositions correspondantes.
Au sein du gouvernement fédéral, il existe toutefois des positions divergentes. La ministre fédérale de la Justice, Stefanie Hubig, s’était déjà prononcée auparavant contre un contrôle des chats sans motif préalable. Elle a déclaré: « Le contrôle des chats sans motif préalable doit être tabou dans un État de droit. » L’État ne doit pas placer la communication privée sous suspicion générale.