Comme on peut se tromper.
On pensait que les magazines Mickey Mouse ne posaient pas de grand défi intellectuel. Faux, complètement faux.
Apparemment, des constructions de phrases hautement complexes sont insérées dans les bulles de dialogue. Certains – ouf, soupir, gémissement – n'y arrivent plus.
Heureusement, il existe une solution : La maison d'édition Egmont – clang, violon, ta-ta-ta – propose désormais Donald Duck en «langage simplifié».
BRITTA PEDERSEN / KEYSTONE
Le modèle est le «Tagesschau», qui, depuis quelque temps, s'adresse à ses téléspectateurs de manière similaire à celle avec laquelle les Allemands s'adressaient aux étrangers avec de maigres connaissances linguistiques : «Toi pas comprendre ? Faut ouvrir les oreilles, oui !»
Le projet «Langage simplifié» a germé dans un pré carré vert. On veut faciliter la vie des migrants, car il ne s'agit pas d'améliorer leurs compétences, mais d'atteindre un niveau général d'abêtissement.
Tout cela a déjà existé. Sous l'Empire, Berlin développa un allemand colonial grammaticalement allégé pour la communication des maîtres blancs avec les nègres stupides. Aargh!
Après le «Tagesschau», c'est donc aussi Donald – grmpf, hgnh, grincement – qui emprunte des traces racistes.
Que dire à cela ? Blabla, radotage, bavardage.