De quoi s'agit-il: Les États membres de l'UE ont convenu en 2024, après des années de consultations laborieuses, de nouvelles réglementations et mesures pour rendre le système d'asile et de migration plus résistant aux crises et plus efficace. En tant qu'état Schengen/Dublin, la Suisse doit adopter ces règles. Cependant, l'adoption du mécanisme de solidarité associé, pour beaucoup le véritable noyau de cette proposition, serait volontaire. Tant le Conseil des États que le Conseil national ont décidé que la Suisse participe au mécanisme de solidarité en matière d'asile.
Cela signifierait que nous devrions, dans le pire des cas, accueillir des migrants demandant l'asile supplémentaires en provenance des États de l'UE, bien que nous ayons déjà des effectifs maximums. Si nous ne le faisons pas, nous devrions, selon le plan, indemniser financièrement les pays ayant un grand nombre de réfugiés. Le Conseil fédéral a adopté le 19 décembre 2025 le mandat de négociation pour une participation sélectionnée de la Suisse au mécanisme de solidarité de l'UE. Jusqu'ici tout va bien.
La commission des affaires étrangères du Conseil des États veut maintenant mettre ce projet en pause et a donc ordonné, lors de leur dernière réunion en début de semaine, aux deux conseillers fédéraux responsables, le ministre de la Migration Beat Jans et le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis, d'arrêter temporairement cette affaire. Les négociations devraient être suspendues provisoirement jusqu'à ce que les nouveaux accords avec l'UE (Bilaterales III) soient examinés et que les divers chantiers dans le domaine de l'asile soient résolus. De plus, la APK exige que la Suisse se limite, lors des futures négociations, à participer sous forme de contributions financières ou de mesures de solidarité alternatives telles que des envois de personnel ou des prestations en nature, et ne fasse aucune promesse d'accueil de demandeurs d'asile supplémentaires.
C'est déjà un bon début. Ce serait encore mieux si ce mécanisme de solidarité, auquel nous voulons participer volontairement, était simplement mis de côté. Nous fournissons déjà, aujourd'hui, une aide financière sous forme de fonds de cohésion aux pays de l'UE confrontés à un grand nombre de demandes d'asile. C'est plus que suffisant, après tout, nous ne sommes pas un pays membre de l'UE.