Le vice-président américain J.D. Vance s’est d’abord montré réservé, au sein du premier cercle du pouvoir, à propos des frappes militaires américaines contre l’Iran.
Un représentant du gouvernement a déclaré, selon Politico, que Vance apportait des perspectives différentes au débat: « Son rôle est de présenter au président et au gouvernement tous les points de vue possibles. » Une fois la décision prise, toutefois, il la soutient « pleinement ».
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En toile de fond, des informations font état de possibles tensions entre le président Donald Trump et son vice-président. Vance est depuis des années considéré comme un sceptique des interventions militaires, marqué aussi par son expérience de fantassin des Marines en Irak. Trump lui-même a confirmé une certaine divergence d’approche. Le vice-président serait « philosophiquement un peu différent de moi » et peut-être « moins enthousiaste » à l’égard de l’option militaire.
Vance est resté discret en public sur son propre rôle. Interrogé par des journalistes vendredi en Caroline du Nord, il a déclaré qu’il ne révélerait pas les conseils qu’il avait donnés à Trump dans le Situation Room: « Je suis désolé de vous décevoir, mais je ne vais pas me présenter ici et raconter devant Dieu et le monde ce que j’ai dit dans cette salle secrète. »
Il a ajouté qu’il ne souhaitait ni « aller en prison » ni saper la relation de confiance entre le président et ses conseillers: « Il est important que le président des États-Unis puisse parler avec ses conseillers sans que ceux-ci racontent ensuite tout aux médias américains. »
La Maison-Blanche rejette l’idée d’un conflit ouvert entre Trump et son vice-président Vance. Des porte-parole ont souligné que le président écoutait les avis divergents de son équipe de sécurité. Vance serait à cet égard « un atout considérable pour le président et pour l’ensemble du gouvernement ».