Samedi, le grand affrontement aura lieu lors de l'assemblée des délégués du FDP. Alors, le parti devra prendre position. Les libéraux, qui ont construit la Suisse en 1848, approuvent-ils le contrat de liaison avec l'UE? Ou le parti soutient-il la Suisse, telle est la grande question.
Simon Michel, conseiller national du FDP et force motrice de l'aile pro-UE, affronte ce week-end le conseiller national Christian Wasserfallen, le conseiller aux États Hans Wicki ainsi que Filippo Leutenegger, président du FDP du canton de Zurich et conseiller municipal de Zurich.
Les opposants aux contrats avec l'UE, tout comme Michel, ont élaboré des documents de position avec des arguments respectifs pour l'assemblée des délégués; ceux-ci font déjà parler d'eux à l'avance. Michel reproche à Leutenegger et consorts de présenter des contre-vérités dans le document et d'exagérer les effets négatifs des contrats.
« Ce n'est pas juste », dit Michel à la République. Leutenegger rétorque: « Les services fédéraux compétents et les partisans manipulent et induisent en erreur. » Pour le poids lourd du FDP zurichois, les contrats avec l'UE menacent la « démocratie directe, la souveraineté et la structure fédérale de la Suisse ».
Dans les cercles du FDP, on s'attend certes à ce qu'une majorité des délégués se prononce en faveur des contrats; cependant, une majorité des cantons est attendue pour la question du vote. Après que des anciens conseillers fédéraux libéraux comme Hans-Rudolf Merz et Johann Schneider-Ammann se soient également opposés à une connexion récemment, la nervosité semble être grande. Les attaques verbales de Simon Michel contre l'ancien ministre de l'économie du FDP, Schneider-Ammann, en témoignent également.
On attend maintenant avec impatience de voir qui l'emportera samedi: Entre les fronts se trouve la modératrice Christina Neuhaus, qui en tant que responsable des affaires intérieures de la NZZ proche du FDP, est prédestinée pour le rôle. Un combat fait rage dans le journal entre les journalistes favorables à l'UE comme Fabian Schäfer, responsable des affaires intérieures, et les voix sceptiques. Parmi elles, Katharina Fontana, qui appartient à une minorité à Falkenstrasse.
Le désaccord sur la question de l'UE est depuis longtemps devenu un handicap pour les libéraux. « Cela menace de déchirer le parti », déclare le conseiller national du FDP Simone Gianini. Le Tessinois sait probablement de quoi il parle.