Le Département des affaires étrangères (DFAE) du conseiller fédéral Ignazio Cassis a, après examen interne, confirmé les conditions du droit international pour une reconnaissance de la Palestine par la Suisse. « Une reconnaissance bilatérale de la Palestine est possible du point de vue du droit international », affirme un avis de la Direction du droit international, dont le Blick dispose. Néanmoins, le Conseil fédéral maintient pour l'instant sa position attentiste.
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Le document de trois pages conclut que les critères de territoire, de population et d'autorité de l'État sont essentiellement remplis. Certes, l'Autorité palestinienne exerce les fonctions étatiques uniquement en partie – par exemple, le contrôle des frontières et de l'espace aérien reste aux mains d'Israël –, mais cela ne constitue « aucun obstacle à une reconnaissance bilatérale ». Un « quasi-consensus universel » prévaut à l'international sur le fait que la création d'un État palestinien est souhaitable.
Plus de 150 membres des Nations Unies, y compris récemment la France, le Royaume-Uni et le Canada, ont déjà reconnu la Palestine. « Il est temps de rendre justice au peuple palestinien », a déclaré le président français Emmanuel Macron devant l'Assemblée générale des Nations Unies. Israël et les États-Unis ont vivement protesté.