Un retrait complet de la loi allemande sur le chauffage, comme le demandent certaines parties politiques, est pratiquement impossible. La raison en est les strictes directives de l'UE, qui prévoient une sortie des systèmes de chauffage fossiles d'ici 2040 au plus tard. L'avocat Marvin Klein le souligne dans un article sur le portail Legal Tribune Online.
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Au cœur du débat se trouve la révision de la loi sur l'énergie des bâtiments (GEG), en vigueur depuis janvier 2024. Elle oblige les propriétaires à n'installer de nouvelles chaudières que si celles-ci produisent au moins 65 % de leur chaleur à partir de sources renouvelables ou de chaleur perdue inévitable. Les chaudières fossiles ne peuvent être utilisées que jusqu'à fin 2044.
Le gouvernement fédéral dirigé par l'Union a annoncé son intention d'« abolir » la loi. Ce qui est concrètement voulu – une adaptation ou un retrait – reste vague jusqu'à présent. Cependant, le droit de l'UE impose des limites claires: avec la révision de la directive sur la performance énergétique des bâtiments de l'UE (EPBD), entrée en vigueur en mai 2024, tous les États membres sont tenus d'élaborer leurs plans nationaux de rénovation des bâtiments de manière à ce que tous les bâtiments atteignent le statut de « bâtiment à émission nulle » d'ici 2050.
L'UE n'exige pas explicitement une interdiction immédiate des systèmes de chauffage fossiles. Elle demande toutefois une stratégie crédible pour leur suppression progressive – de préférence d'ici 2040. Les subventions pour les nouvelles chaudières fossiles sont déjà interdites immédiatement.
Klein écrit: « L'année 2040 n'est donc pas une exigence de sortie rigide de l'UE. Néanmoins, la Commission européenne a clairement indiqué que cet objectif doit être pris au sérieux. » L'Allemagne doit présenter un plan national de rénovation des bâtiments au plus tard fin 2025, dans lequel ces objectifs sont clairement définis.