Bruxelles renforce les mesures contre les personnes pro-russes en lien avec la guerre en Ukraine. Le Conseil de l'UE a aujourd'hui imposé pour la première fois des sanctions contre un citoyen suisse. Jacques Baud, ex-officier du renseignement et colonel de l'armée suisse, est concerné.
Baud est accusé d'être un « porte-voix pour la propagande pro-russe », comme l'a rapporté Radio Free Europe en premier. À Bruxelles, on souhaite imposer à l'ancien officier du renseignement suisse, qui a également travaillé par moments pour l'ONU à New York dans des missions de paix, une interdiction d'entrée dans les États de l'UE. Ses avoirs, s'il en a dans l'UE, devraient être gelés. L'UE elle-même n'a pas encore confirmé officiellement cette information. Ainsi, à Bruxelles, on souhaite empêcher que des personnes nouvellement sanctionnées comme Baud « déplacent des avoirs », avant que les mesures ne prennent effet, a écrit le journal romand 24 Heures le week-end dernier.
Jacques Baud est l'auteur de nombreux livres sur des questions géopolitiques et un critique de la politique occidentale envers l'Ukraine. Il considère que les pays de l'OTAN sont en partie responsables de la guerre actuelle.
Depuis l'automne 2024, Bruxelles sanctionne des personnes accusées d'« activités déstabilisatrices contre l'UE et ses États membres ». Parmi elles se trouvent de nombreux journalistes ayant une certaine portée. Cet été, par exemple, le Conseil de l'UE a également pris des mesures contre le blogueur allemand Thomas Röper. Avec Baud, c'est la première fois que cela touche un ancien haut gradé militaire suisse.