La Suisse s'est déclarée en principe prête à accorder l'immunité au chef du Kremlin, Vladimir Poutine, s'il se rendait dans le pays pour des pourparlers de paix dans le conflit ukrainien. Ainsi, Berne n'exécuterait pas le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre Poutine en vigueur depuis mars 2023. C'est ce qu'a confirmé le ministre des Affaires étrangères, Ignazio Cassis, selon l'agence de presse AFP, rapporte le journal Bild.
© KEYSTONE / PHILIPP SCHMIDLI
Le contexte est la nouvelle volonté de Poutine de rencontrer directement le président ukrainien Volodymyr Zelensky, comme cela a été signalé après un sommet avec le président américain Donald Trump à Washington. Trump a déclaré qu'il avait personnellement téléphoné à Poutine et qu'il travaillait sur une rencontre bilatérale. Le Kremlin a également indiqué que Poutine était ouvert « à l'idée » de discussions directes avec Kiev. La Weltwoche a rapporté. Un lieu possible pour cette rencontre pourrait être la Suisse – en particulier Genève, comme l'a proposé le président français Emmanuel Macron. Selon Macron, un pays neutre devrait être l'hôte.
La CPI accuse Poutine de déportation illégale d'enfants ukrainiens vers le territoire russe - un crime de guerre présumé, qui, en cas de condamnation, pourrait être puni de la réclusion à perpétuité. Même si ni la Russie ni les États-Unis ne reconnaissent la Cour, les États membres de la CPI seraient obligés de procéder à une arrestation.