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La discussion sur un retour possible au service militaire obligatoire crée des tensions au sein du gouvernement fédéral. Thorsten Frei (CDU), chef de la chancellerie, a demandé dans une interview à l'agence allemande de presse de clarifier rapidement si l'agrandissement nécessaire de la Bundeswehr peut être atteint uniquement avec des volontaires. «Nous n'avons pas le temps d'attendre jusqu'à la Saint-Glinglin», le cite Spiegel. Frei a souligné que la coalition noir-rouge devait déterminer d'ici quand l'objectif de jusqu'à 240 000 soldats devrait être atteint - et quand un changement de stratégie serait nécessaire. Il souligne également qu'il est «difficile d'imaginer» que ce chiffre puisse être atteint uniquement par des services volontaires. Actuellement, la troupe compte environ 181 000 soldats. Selon les nouvelles directives de l'OTAN, jusqu'à 60 000 forces supplémentaires sont nécessaires, selon le journal Welt citant le ministre de la Défense Boris Pistorius (SPD). Lars Klingbeil, quant à lui, rejette un retour au service militaire classique. «Il n'y aura pas de retour au vieux service militaire, où tous les jeunes hommes d'une année étaient enrôlés», a souligné le chef du SPD selon Welt. Au lieu de cela, Klingbeil mise sur des incitations comme le permis de conduire gratuit au sein de l'armée et souhaite rendre la Bundeswehr plus attractive. Dans le même temps, il s'est exprimé selon Spiegel en faveur de créer dès maintenant les conditions pour pouvoir enrôler de manière obligatoire en cas d'urgence, si suffisamment de volontaires ne se manifestent pas.