Au début de cette semaine, la Commission de politique extérieure (CPE-N) s'est penchée sur l'initiative de neutralité provenant des milieux de l'UDC.
Celle-ci prévoit d'ancrer la neutralité perpétuelle et armée dans la constitution.
Ce que pensent les politiciens étrangers de cette question centrale reste cependant désormais secret. La commission n'a même pas rendu public le résultat du vote. Ce genre de situation est presque inédit.
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Cela relève de la responsabilité du président de la CPE, Laurent Wehrli : il décide de ce qui est rendu public, et de ce qui ne l'est pas.
On peut supposer que les politiciens du centre-gauche se sont probablement prononcés contre l'initiative. Les membres de la commission de l'UDC, quant à eux, étaient probablement en sa faveur.
Autres faits inhabituels : les membres de la CPE du Conseil national souhaitent désormais lancer une « consultation » sur le contre-projet.
Celui-ci prévoit d'inscrire la neutralité dans la constitution, tout en permettant la continuation de l'adoption de sanctions de l'UE.
Cela prend à nouveau du temps. En effet, il était initialement prévu que l'initiative soit traitée cet automne au conseil. Mais cela n'arrivera pas encore maintenant. L'affaire est retirée de l'ordre du jour.
Néanmoins, le vote devrait avoir lieu avant septembre 2026. Il semble clairement que l'initiative pose problème à Berne. De toute façon, cela n'aide pas à définir l'importance politique extérieure de la Suisse.