Le coprésident du PS Cédric Wermuth a salué l'accord des partenaires sociaux sur la protection des salaires face à l'UE comme « un bon jour pour la Suisse ». Le compromis trouvé est une étape importante sur le chemin vers de nouveaux accords bilatéraux, mais ne doit pas être dilué : « Zéro marge de manœuvre pour les dégradations », a déclaré Wermuth dans les journaux de CH Media.
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L'UE exige des salaires minimums universels et une couverture allant jusqu'à 80 % par des conventions collectives - un objectif que la Suisse manque clairement. Néanmoins, Wermuth reconnaît dans cet accord une « pierre angulaire importante » pour remettre la politique européenne sur une voie plus ordonnée.
Dans le contexte des incertitudes mondiales, le chef du PS souligne que la Suisse n'a « qu'un seul partenaire fiable - et c'est l'Europe ». La situation avec Trump et Poutine a renforcé cette prise de conscience. En même temps, Wermuth met en garde contre la nouvelle initiative de résiliation de l'UDC. Celle-ci est une « attaque frontale contre la Suisse et son partenariat avec l'Europe » et vise à mettre fin de facto aux accords bilatéraux.
Wermuth se montre satisfait du rapprochement des forces pro-européennes et évoque une possible relance de « l'alliance pour l'Europe ». En particulier, l'engagement clair du PLR à la coopération européenne est un signal positif. L'objectif est désormais de contrer ensemble l'initiative de l'UDC, pour ne pas mettre davantage en danger les relations avec l'UE.