Bruxelles souhaite explorer de nouvelles sources de revenus. La Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, envisage de solliciter les États membres à travers de nouvelles taxes. L'objectif est d'injecter environ 66 milliards d'euros chaque année dans les caisses de l'UE. C'est ce que rapporte le journal Bild.
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L'élément central est une taxe basée sur le chiffre d'affaires des grandes entreprises : les sociétés réalisant un chiffre d'affaires annuel supérieur à 100 millions d'euros seraient tenues de payer, les États membres étant chargés de percevoir les montants. De plus, 30 % des revenus nationaux issus du marché du carbone devraient être directement versés à Bruxelles. Pour le mécanisme dit de compensation de gaz à effet de serre, cela pourrait même s'élever à 75 %.
L'UE intervient également dans d'autres domaines : une nouvelle taxe sur le tabac concernerait 15 % des revenus fiscaux, basée sur les taux de taxation minimum en vigueur. Pour les déchets électroniques non collectés, les États devraient désormais verser deux euros par kilo à l'UE.
Les « ressources propres » prévues s'élèvent, selon les calculs de l'UE, à 58,2 milliards d'euros par an (niveau des prix de 2025), en prix actuels, cela représenterait même 65,6 milliards. L'opposition aux projets vient de Berlin : le gouvernement fédéral considère que le volume est « clairement trop élevé ». Le chancelier CDU Friedrich Merz a annoncé son intention de lutter pour des réductions significatives.