Dans la lutte pour les finances fédérales de l'année prochaine, le grand sujet de chaque session d'hiver du parlement national, à côté de l'élection des présidences des conseils, il s'agit de la répartition d'environ 91 milliards de francs.
Cependant, les discussions les plus bruyantes portent sur des montants dérisoires comme, par exemple, une subvention annuelle de 10 millions de francs pour une liaison de train de nuit de Bâle à Malmö, en Suède.
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La commission spécialisée du Conseil des États propose de supprimer les fonds prévus à cet effet, tandis que la commission sœur du Conseil national veut soutenir la ligne - car ici quelques bourgeois aident le camp rouge-vert à réaliser cette connexion vers le grand nord.
Comme le projet est en suspens, les partisans de gauche du train de nuit menacent maintenant même de lancer une initiative pour abolir la première classe si le Parlement supprime effectivement les fonds. C'est ridicule ou au maximum niveau maternelle.
De plus: Les CFF font déjà activement la promotion de ce train de nuit vers Malmö et acceptent même déjà les réservations, bien que le financement ne soit pas du tout assuré. Sans l'argent de la Confédération, cette ligne est déficitaire et en fait inintéressante pour les CFF.
Et en général: Qui, par tous les saints, a eu l'idée de planifier un train-lit vers Malmö? Pour plaisanter, on pourrait parler d'un express criminel. Il va de Bâle, l'une des villes les plus criminelles de Suisse, à Malmö, le bastion suédois des gangs criminels. Mais sérieusement: existe-t-il vraiment une demande pour un tel voyage en train vers la Suède?
Ce qui devrait surtout nous amener à réfléchir, c'est que le Conseil national et le Conseil des États doivent s'occuper pendant des heures d'une telle bagatelle. C'est une perte de temps.
S'agit-il vraiment ici encore du budget, ou la gauche et les verts essayent-ils d'imposer leurs idéologies fantaisistes aux frais des contribuables et mettent-ils en scène un grand théâtre? On aimerait leur dire: Arrêtez de vous plaindre et occupez-vous de ce qui est plus important.