Dans le conflit de coalition concernant le paquet de retraites 2025, le gouvernement noir-rouge risque une rupture. Alors que le chancelier Friedrich Merz (CDU) et la ministre des Affaires sociales Bärbel Bas (SPD) s'en tiennent jusqu'à présent au projet de loi controversé, une opposition claire se forme au sein de l'Union. En particulier, le jeune groupe parlementaire de la CDU, soutenu par l'aile économique, exige des améliorations - sinon le paquet devrait échouer.
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Comme le rapporte le Bild-Zeitung, le chef de la Junge Union, Johannes Winkel, met en garde contre une rupture politique: « Il n'est pas acceptable qu'il soit interdit aux députés librement élus de discuter d'une proposition de loi du gouvernement fédéral et d'apporter des modifications. » Le débat sur le niveau des retraites n'est pas une question de pouvoir, mais une préoccupation centrale des jeunes générations. « Les mathématiques disent: on ne peut pas ignorer le changement démographique », a poursuivi Winkel.
Derrière le conflit se cache la prolongation prévue de ce qu'on appelle la ligne d'arrêt. Selon l'accord de coalition, le niveau des retraites doit rester d'au moins 48 % jusqu'en 2031. Cependant, le nouveau projet de loi prévoit de prolonger cette garantie au-delà - un point que de nombreux députés de la CDU rejettent. Les coûts supplémentaires: environ 15 milliards d'euros par an.
Le SPD, quant à lui, se montre intransigeant. Bas a exclu toute modification et a ouvertement mis en garde contre une rupture de la coalition. Des discussions de crise entre les chefs de groupe et les ministres sont donc prévues pour le week-end. L'issue reste ouverte - mais la fissure entre le chancelier, le partenaire de coalition et une partie de sa propre faction devient visible.