Lorsque les historiens examineront un jour le travail du Parlement et du Conseil fédéral dans les années vingt du XXIe siècle, leur jugement ne sera probablement pas flatteur.
Formulé prudemment: Le pays est gouverné de manière sous-optimale.
Cette semaine, l'exécutif suisse a prouvé qu'il n'avait pas de plan. D'abord, les sept conseillers fédéraux ont décidé de participer à la guerre économique contre la Russie. Depuis lors, la Suisse n'est plus considérée comme neutre par la puissance nucléaire avec environ 6000 ogives.
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La protection qu'offre la neutralité traditionnelle en temps de guerre a été abandonnée imprudemment.
Maintenant, ce même Conseil fédéral veut armer la Suisse - à l'instar d'autres États européens - en parallèle.
La manière dont cela doit se faire est remarquable: le ministre de la Défense du centre, Martin Pfister, et ses collègues ne veulent pas économiser un seul franc ailleurs. Au lieu de cela, l'augmentation de l'armée doit être financée par des impôts plus élevés - sur le dos des citoyens.
Il fallait y penser. D'abord, on fournit imprudemment le prétexte à un réarmement coûteux de plusieurs milliards. Le Conseil fédéral crée lui-même le problème - et présente ensuite la facture au peuple.