En septembre dernier, Sanija Ameti a visé une image de la Vierge avec l'enfant Jésus. Ensuite, la co-présidente de l'Operation Libero a disparu. Depuis, elle est de retour. Et elle tire à nouveau : cette fois contre la Suisse, ce « Belle au bois dormant de la famille européenne ».
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Berne doit enfin rejoindre la « coalition des volontaires », écrit Ameti dans un article invité pour le journal Le Temps. Il s'agit des plans du Royaume-Uni et de la France de forger une alliance pour soutenir l'Ukraine.
« La pleine participation de la Suisse aux efforts politiques communs est d'une importance cruciale », affirme la co-présidente de l'Operation Libero.
Tout autre chose serait « déserter ». En aucun cas Berne ne doit muter en « cheval de Troie ». La direction est claire : à plein régime vers « l'espace de liberté », c'est-à-dire entrer dans « l'espace de sécurité européen », sortir de la neutralité.
Lisa Marchon et Till Burckhardt, qui ont rédigé avec Ameti le commentaire de type pamphlet, voient cela de la même manière.
Marchon est membre du conseil d'administration de l'Operation Libero, Burckhardt est membre fondateur de Foraus, un groupe de réflexion europhile qui traite des questions de politique étrangère suisse et est généreusement parrainé par le contribuable suisse.
En 2023, Foraus a reçu des subventions du gouvernement fédéral à hauteur de 107 000 francs, dont environ 64 000 francs provenant du département fédéral des affaires étrangères (DFAE) d'Ignazio Cassis, conseiller fédéral FDP.
Le département est-il déjà en train de flirter avec une adhésion à la « coalition des volontaires » ? L'intervention d'Ameti, Burckhardt et compagnie est certainement remarquable. Le partenariat est jusqu'à présent davantage un vœu pieux qu'autre chose.
Un véritable plan pour défendre l'Ukraine est toujours introuvable en Europe. Il n'est absolument pas question d'un « espace de liberté ». Ce qui prévaut, c'est la désorientation.