Le 3 juin, des sujets importants figuraient à l'ordre du jour des délibérations du Grand Conseil argovien. Ainsi, un débat a été mené sur une initiative cantonale pour la réintroduction de contrôles frontaliers renforcés et sur une motion concernant la construction d'une nouvelle centrale nucléaire.
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Les partis bourgeois SVP, FDP, EDU et partiellement le Centre demandent à leur canton d'obliger la Confédération à davantage de contrôles frontaliers pour combattre l'immigration illégale. Les opposants de la gauche ont qualifié cela de tir populiste précipité et s'attendent à un effet contre-productif pour l'Argovie en tant que canton de pendulaires.
Mais la droite du Conseil a rappelé avec succès la longue frontière avec l'Allemagne, où des contrôles frontaliers plus stricts ont lieu contrairement à l'esprit et à la lettre de Schengen. Cela augmente le risque que les demandeurs d'asile restent simplement en Suisse. La proposition a été adoptée avec 87 voix pour et 44 contre. Cela accroît considérablement la pression sur Berne pour agir.
Le même jour, la faction SVP a demandé dans une motion la construction d'une nouvelle centrale nucléaire dans le canton d'Argovie. En effet, l'exploitant de la centrale Axpo envisage de débrancher la centrale de Beznau dans quelques années, ce qui risque de provoquer des pénuries d'électricité, notamment en hiver. La proposition a finalement été adoptée avec 72 voix pour et 63 contre.
Les exemples de la session du Grand Conseil de mardi montrent que la coopération bourgeoise fonctionne en Argovie et peut réaliser quelque chose. Les rapports de force actuels au parlement cantonal y contribuent également : l'UDC occupe 48 sièges, le PLR 22, l'EDU 3 - ce qui donne à la droite une majorité de 73 sur les 140 sièges du Grand Conseil.