En 2024, environ 72,4 millions de personnes vivaient dans l'Union européenne sous le seuil de risque de pauvreté - ce qui correspond à 16,2 pour cent de la population totale. Les chiffres correspondants ont été publiés par l'office européen de statistiques Eurostat, comme le rapporte la chaîne Euronews.
Copyright 2018 The Associated Press. All rights reserved.
Est considéré comme menacé de pauvreté quiconque dispose de moins de 60 pour cent du revenu médian de la population de son pays. Ce seuil varie considérablement d'un État à l'autre: alors qu'il s'élève à 391 euros par mois en Bulgarie, il est de 2 540 euros au Luxembourg. En Allemagne, il est de 1 381 euros – et est donc le plus élevé parmi les grands États de l'UE. La France se situe à 1 278, l'Italie à 1 030 et l'Espagne à 965 euros.
Eurostat indique que le risque de pauvreté ne doit pas être forcément assimilé à la pauvreté absolue: « L'indicateur reflète plutôt un faible revenu par rapport aux autres dans le même pays. »
La fourchette est particulièrement large si l'on tient compte du pouvoir d'achat: en normes de pouvoir d'achat (KKS) - une unité monétaire calculée pour uniformiser le coût de la vie - le seuil va de 449 en Serbie à 1 889 au Luxembourg. Parmi les grandes économies, l'Allemagne est également en tête, suivie de la France, l'Espagne et l'Italie.
Un coup d'œil sur les taux montre: dans les pays d'Europe de l'Est ainsi que dans les pays candidats à l'adhésion à l'UE comme la Turquie ou la Macédoine du Nord, la part des personnes menacées par la pauvreté est particulièrement élevée avec plus de 22 pour cent. En République tchèque, elle n'est que de 9,5 pour cent. L'Allemagne (15,5 pour cent) et la France (15,9 pour cent) sont légèrement en dessous de la moyenne de l'UE, tandis que l'Espagne (19,7 pour cent) et l'Italie (18,9 pour cent) sont au-dessus.