Le conseiller national du PS Eric Nussbaumer est, comme la majorité de ses collègues de parti, un pro-UE convaincu et un rêveur. Lors du débat sur l'initiative contre une Suisse à 10 millions d'habitants, mieux connue sous le nom d'initiative pour la durabilité, il a une fois de plus témoigné comment la gauche déforme et obscurcit la réalité.
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Lorsque le conseiller national zurichois de l'UDC Martin Haab a évoqué lors de son intervention devant le Conseil national une « immigration sans frontières », Nussbaumer s'est avancé au micro pour essayer de le discréditer avec la question suivante: « Pouvez-vous confirmer encore une fois que ce modèle d'immigration sans frontières n'existe pas, premièrement parce qu'avec la libre circulation des personnes, on ne peut immigrer en Suisse que si l'on a un emploi et deuxièmement, en tant que demandeur d'asile, on ne peut immigrer en Suisse que si l'on a été reconnu dans le cadre d'une procédure conforme à l'État de droit? »
Nussbaumer croit-il réellement à ces absurdités? Ou récite-t-il simplement docilement le discours des idéologues de l'UE et de la gauche pour enjoliver l'immigration?
Car ce que le conseiller national du PS voulait que Haab confirme est complètement faux. Il n'y a pas que des personnes avec des emplois qui immigrent, des dizaines de milliers sont venus au cours des dernières années grâce au regroupement familial en Suisse.
De plus, en tant que personne demandant l'asile, on peut également rester dans le pays même si l'on n'est pas reconnu comme réfugié. Ces personnes restent ici sous le statut de « admis provisoirement ».
Nous recommandons à Nussbaumer de consulter une fois la statistique des étrangers.