Il faudra encore un certain temps avant que le souverain ne vote sur les traités de l'UE. Mais certains perdent déjà leur sang-froid au début.
Johann Schneider-Ammann a expliqué dans une contribution factuelle dans la NZZ pourquoi il rejette l'accord prévu. Pour l'ancien ministre de l'Économie du FDP, la Suisse ne doit pas « suivre le chemin de la moindre résistance ». Le pays devrait plutôt « préserver ses propres forces ». Cela nécessite parfois de « se rendre impopulaire ».
Ainsi, l'ancien conseiller fédéral résume: « Nous devons avoir ce courage ».
La prise de position est délicate. Samedi, l'assemblée des délégués du FDP décidera de l'accord avec Bruxelles.
Après que l'article soit apparu sur les réseaux sociaux – sur LinkedIn – le conseiller national et entrepreneur FDP Simon Michel – lui-même fervent partisan de l'accord – est passé à l'offensive et a répliqué contre Schneider-Ammann: « Ceux qui connaissent Johann Schneider-Ammann savent que a.) il ne pense pas ainsi et b.) pour des raisons de santé, il ne peut plus écrire de cette manière. »
Avec le coup bas de Michel contre son propre ancien conseiller fédéral, doyen du FDP, Schneider-Ammann, le débat sur les traités de l'UE a atteint un premier point bas. On craint que beaucoup d'autres suivront.