Le ministère fédéral de la Justice travaille sur une loi contre les deepfakes qui reprend les principales revendications de l’ONG HateAid. Un porte-parole de l’entourage de la ministre de la Justice Stefanie Hubig a confirmé les projets correspondants; la ministre a déclaré: « De plus, nous devons combler les lacunes en matière de punissabilité des deepfakes pornographiques et d’autres formes de violence fondée sur l’image. » C’est ce que rapporte le portail Apollo News.
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Le point de départ est une proposition que HateAid a soumise au ministère début février 2026. L’organisation y demande de rendre « punissables les deepfakes sexualisants non consentis ». Le projet vise à sanctionner tant la création que la diffusion de ces contenus et à ancrer explicitement ces infractions dans le droit pénal sexuel.
Selon le rapport, un projet de loi interne du ministère reprend largement ces points. Ainsi, la simple production de tels contenus devrait déjà être punissable, et pas seulement leur publication. Cette approche est justifiée par une atteinte précoce à l’autodétermination sexuelle des personnes concernées.
La dynamique politique a été renforcée par une affaire débattue publiquement concernant des contenus supposément falsifiés dans l’entourage de l’animatrice Collien Fernandes. Bien qu’il ne se soit pas agi, selon des indications ultérieures, de contenus générés par l’IA, le débat sur les deepfakes s’en est trouvé accéléré.
HateAid fait valoir que la diffusion de tels contenus a fortement augmenté. Le document évoque des millions de deepfakes produits en peu de temps. L’objectif de la régulation proposée est également de permettre une action plus ferme contre les plateformes et les services d’IA.