La Suisse est à peine protégée contre une attaque armée. C'est ce que révèle un rapport interne de l'armée, dont dispose le Blick. Selon ce rapport, l'armée ne pourrait repousser « qu'à peine » une attaque à distance, et ce « de manière très limitée » en cas d'une attaque militaire complète. La raison en est des systèmes d'armes obsolètes, un manque de munitions et un financement orienté vers les temps de paix.
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La situation est particulièrement critique en ce qui concerne la défense aérienne et antimissile: la Suisse est à peine préparée contre les missiles de croisière, les missiles balistiques et les armes guidées. Même face à des menaces hybrides – cyberattaques, désinformation, attaques sur les infrastructures – l'armée ne serait que passablement opérationnelle en mode soutient. Les experts concluent que l'armée n'émet « aucune dissuasion crédible ».
Le ministre de la Défense Martin Pfister pousse donc à augmenter les dépenses. Selon Blick, il prévoit une augmentation de la TVA, ce qui pourrait toutefois déclencher un référendum. Parallèlement, le Conseil fédéral doit décider du financement de l'entreprise spatiale Beyond Gravity, qui nécessite plusieurs centaines de millions.