Deux commissions du Parlement européen se sont prononcées en faveur de formations obligatoires pour les juges, les procureurs et les policiers afin d’éliminer les «stéréotypes de genre nuisibles». Comme il ressort d’un communiqué du Parlement, des lignes directrices de l’UE et des campagnes de sensibilisation doivent informer sur les «mythes entourant le viol et la propagande misogyne sur Internet», «y compris les contenus en ligne anti‑genre et la propagande incel qui normalisent la violence à l’égard des femmes». La décision a été adoptée par 75 voix contre 27.
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Les députés réclament en outre une modification, à l’échelle de l’UE, de la définition du viol. Celle‑ci devrait à l’avenir «reposer sur l’absence d’un consentement volontaire, éclairé et révocable» et ne plus être liée à l’usage de la violence. La sociale‑démocrate suédoise Evin Incor a déclaré: «Le vote d’aujourd’hui nous rapproche de la création d’une définition commune, à l’échelle de l’UE, du viol. ‘Oui veut dire oui’ – et cela doit avoir la même signification dans chaque État membre.»
Les commissions demandent en outre que la «violence fondée sur le genre» soit classée comme infraction particulièrement grave présentant une dimension transfrontalière au sens de l’article 83 du traité sur l’UE. Elles se prononcent également en faveur de l’accès à un «avortement sûr» et à des centres de crise ouverts 24 heures sur 24. Le Parlement en séance plénière doit se prononcer sur ces demandes en mars.