Le commissaire européen Wopke Hoekstra a évoqué la possibilité d’une taxe à l’échelle de l’UE sur les aliments richement sucrés ou salés. Comme le révèlent les procès-verbaux de réunion en possession de Euractiv, le Néerlandais responsable du climat, de la croissance durable et des questions fiscales a avancé cette idée comme source de revenus propre pour l’UE à l’avenir.
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Lors de la session de la Commission consacrée à la présentation du budget européen à long terme 2028-2034, Hoekstra a suggéré d'examiner des revenus supplémentaires notamment dans les domaines de l'économie circulaire et du numérique. Il a également évoqué l'idée d'une taxe sur les produits fortement transformés – précisant toutefois qu'« une analyse technique et politique approfondie » serait nécessaire.
Dans la planification budgétaire actuelle, une telle taxe n'est pas encore incluse. Selon les informations d'Euractiv, elle pourrait cependant générer à l'avenir jusqu'à 2,7 milliards d'euros par an, spécifiquement pour le secteur de la santé.
Déjà en septembre, le commissaire à la santé Olivér Várhelyi s'était montré ouvert à une taxe sur les produits à haute teneur en sucre, en matières grasses ou en sel.