Un rapport actuel de la Cour des comptes fédérale accuse la ministre du Travail et des Affaires sociales Bärbel Bas (SPD) d'un «bilan d'épargne catastrophique». Bien que le ministère gère le plus grand budget individuel de l'État fédéral avec 190 milliards d'euros, peu d'efforts d'économie sont visibles, indique le rapport de 33 pages obtenu par le journal Bild.
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Les réductions prévues – par exemple dans l'aide sociale pour les demandeurs d'emploi – ont été annulées à court terme. Au lieu des 45 milliards d'euros prévus, les dépenses réelles s'élèvent à 52 milliards. Même le soi-disant «turbo emploi», censé permettre aux migrants d'accéder plus rapidement au marché du travail, n'a pas atteint ses objectifs d'économie.
Les examinateurs s'inquiètent également de la croissance structurelle des dépenses sociales. Celles-ci ont augmenté de 40 % depuis 2016, tandis que le produit intérieur brut n'a progressé que de 35 %. 40 % du budget fédéral relèvent du ministère Bas.
La critique s'étend également au manque de contrôle sur les fonds versés aux Länder pour le logement et le chauffage. De nombreux centres pour l'emploi accepteraient des coûts excessifs ou renonceraient à des preuves. «De nombreux problèmes existent depuis des années et sont solidifiés», écrivent les examinateurs.
De plus, Bas a demandé l'accès aux fonds du compte spécial pour les investissements climatiques – bien que selon le rapport, il s'agisse également de «dépenses de consommation» dont la durabilité n'est pas prouvée.
La Cour des comptes appelle finalement à une «planification réaliste» et à une «gestion économique» et met explicitement en garde contre les conséquences financières des promesses de pension des partis de la coalition.