Dans la campagne de votation sur l’imposition individuelle, le conseiller national UDC Paolo Pamini met en garde contre le fait que ce seraient précisément les parents célibataires et les couples en concubinage avec enfants qui seraient désavantagés fiscalement par la réforme. Une simulation qu’il a réalisée lui-même montre que les parents célibataires à revenu élevé devraient payer jusqu’à 40 pour cent d’impôts fédéraux en plus. Cela contredirait l’objectif de la promotion des femmes, explique Pamini dans un entretien avec le Blick.
Peter Klaunzer/Keystone
Selon l’Administration fédérale des contributions, environ 14 pour cent des contribuables seraient davantage mis à contribution, tandis qu’environ la moitié seraient allégés. La réforme supprimerait à la fois la pénalisation du mariage et des privilèges fiscaux existants comme le barème pour les couples mariés. Pour atténuer les cas de rigueur, des déductions pour enfants plus élevées sont prévues – mais il est douteux, selon Pamini, que celles-ci suffisent pour les parents non mariés à revenu élevé.
Il reçoit le soutien de Maya Bally, présidente de l’Association des mères et pères célibataires (SVAMV) et conseillère nationale du Centre: « Il serait injuste que les couples mariés à double revenu sans enfants profitent de la réforme, tandis que les parents célibataires paieraient davantage », déclare-t-elle dans le Sonntagszeitung.
La conseillère nationale vert’libérale Kathrin Bertschy n’est pas d’accord. Les chiffres seraient « totalement irréalistes ». Il y aurait à peine de parents célibataires avec un revenu supérieur à 160’000 francs. Que ce soit précisément l’UDC qui se pose en championne des parents célibataires serait peu crédible: « Ce parti a rejeté les subventions pour les crèches et veut réduire les prestations sociales dont dépendent les parents célibataires. »