Le PS demande le retrait complet de la Suisse officielle du service de microblogging X. Dans une lettre adressée au président de la Confédération Guy Parmelin, au chancelier fédéral Viktor Rossi ainsi qu'aux présidents du Conseil national et du Conseil des États, le parti exige que le gouvernement et le parlement n'entretiennent plus de comptes sur la plateforme.
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Le co-président du PS, Cédric Wermuth, a justifié cette démarche dans l'émission SRF «Aujourd'hui le matin»: «C'est aujourd'hui un repaire de l'extrémisme de droite, d'humiliation, c'est aussi devenu un lieu où la criminalité pédophile est totalement normalisée.» Ceux qui continuent d'y être actifs se rendent complices. «Cela n'a plus rien à voir avec un média social normal, c'est vraiment devenu dangereux pour le public», a déclaré Wermuth.
Actuellement, le Conseil fédéral dispose en tant qu'organe collégial d'un compte sur X, tout comme certains conseillers fédéraux, départements et offices fédéraux. La plateforme d'Elon Musk a récemment été critiquée pour les images pornographiques deepfake générées par le bot KI Grok.
Les partis bourgeois rejettent la démarche du PS. Le PS a annoncé des initiatives parlementaires si la confédération reste active sur X.